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Rapport du président – Assemblée générale annuelle
Ottawa, le 22 mai 2009
Bonjour tout le monde. Au nom de mes collègues du conseil d'administration et du personnel de l’Institut Vanier de la famille, c’est avec plaisir que je vous souhaite la bienvenue, membres, distingués invités et amis, à la 45e Assemblée générale annuelle de l’Institut.
C’est la première fois que j’ai le privilège de vous faire un rapport sur les activités de l’Institut. Le présent rapport me fournit l’occasion de me pencher sur certains des événements et enjeux clés de la dernière année, qui a été bien remplie!
Il y a tant à dire! Je profiterai de ces quelques minutes pour vous livrer l’essentiel, tout en vous invitant cependant à lire le rapport annuel mis à votre disposition au fond de la salle et sur notre site Web, au www.ivfamille.ca. Notre personnel a préparé un résumé complet de ce qu’a accompli l’Institut au cours de la dernière année : ses recherches, publications, rapports, allocutions et activités médiatiques. Je tiens d’ailleurs à lui exprimer au nom du conseil d'administration et des membres ma profonde gratitude et appréciation : Clarence, Paula, Jenni, Jennifer, Sara, Lucie et Katherine, nous sommes privilégiés de compter sur une équipe aussi dévouée, professionnelle, persévérante et attentionnée. Quand je parle de l’Institut en société, mes interlocuteurs sont souvent estomaqués d’apprendre que seules six ou sept personnes assurent son fonctionnement. Je vous remercie donc pour votre travail admirable.
Clarence Lochhead a terminé sa deuxième année comme directeur exécutif de l’Institut; nous pouvons sans hésiter supprimer le mot « nouveau » de son titre. Il a connu une autre année occupée, s’acquittant du travail que réalisaient en partenariat ses deux prédécesseurs. Il a fait connaître le travail de l’Institut à un très large auditoire, s’adressant tantôt à des juges et à des décideurs, tantôt à des conseillers en économique domestique ou à des groupes communautaires. Il a prouvé qu’il pouvait guider le personnel dans de nouvelles avenues et qu’il ne craignait pas de prendre des décisions difficiles. Son intégrité et son engagement envers les valeurs de l’Institut transparaissent d’ailleurs dans tout ce qu’il fait. Nous sommes heureux que Clarence tienne la barre.
Au cours de la dernière année, j’ai eu de nombreuses occasions de répondre à des questions sur l’Institut Vanier de la famille et son mandat.
Ce faisant, j’ai remarqué que trois volets de notre histoire semblent avoir une résonance dans l’auditoire, tous horizons confondus. Non seulement nous rappellent-ils qui nous sommes, mais ils sont également indissociables de nos récents succès et établissent ce pour quoi l’Institut doit continuer d’exister dans l’avenir.
Le premier est cette superbe citation de l’ancien gouverneur général Georges Vanier :
« L’Institut Vanier de la famille peut se comparer à une Commission royale mise sur pied pour enquêter sur les familles du Canada et apprendre tout ce qu’il faut savoir sur elles dans un monde en mutation. Mais, étant donné que le besoin de connaissances et d’enquêtes continuera aussi longtemps que nous existerons, cette Commission royale poursuivra indéfiniment ses travaux. »
Ces mots sont aussi vrais aujourd’hui qu’ils l’étaient en 1964.
La dernière année, particulièrement mouvementée à l’échelle mondiale, a amené des changements importants qu’on n’aurait su prédire un an plus tôt. Pour le Canada et les familles canadiennes, la récession a des répercussions bien réelles. La parution du neuvième rapport annuel, L'état actuel du budget de la famille canadienne – Rapport 2008, soumis par Roger Sauvé, a suscité beaucoup d’intérêt parmi les médias et les stratèges, désireux de comprendre ce qui arrive aux familles. Les articles Tendances contemporaines de la famille, le magazine Transition et la rubrique Web Traits de famille ont permis de mieux comprendre la composition des familles et leur situation à l’égard du budget et de l’endettement, de l’environnement, de la mobilité, de la conciliation travail-vie personnelle et de l’alimentation.
Le deuxième volet fondateur de notre histoire est cette affirmation de Beryl Plumptre en 1972, selon laquelle l’Institut Vanier « doit connaître à fond la vie familiale dans toutes ses formes, c’est-à-dire, non l’idéal de la famille, mais la réalité de la famille telle qu'elle est vécue ». Dans le souci d’adopter une définition inclusive de la famille, l’Institut Vanier s’intéresse aux familles de tout type en valorisant le travail et les réalisations des gens qui s’engagent les uns envers les autres pendant une longue période.
N’est il pas merveilleux de se concentrer sur les forces des familles et leur résilience en ces temps de changement et d’adversité? Dans un monde où prennent place de nombreux groupes d’intérêt, il est plus important que jamais pour l’Institut de continuer à se faire le porte parole de tous les types de familles et d’utiliser cette définition pour guider ses recherches et ses analyses de politiques.
Le troisième volet de notre histoire que je me plais à rappeler est l’engagement de l’Institut à s’établir comme voix indépendante et équilibrée des familles canadiennes
Quand les médias sont en quête de faits sur les familles pour nourrir ou motiver leurs nouvelles, ils se tournent vers l'Institut Vanier. En 2008, l’Institut a été à la source de plus de 230 nouvelles médiatisées. Son site Web, actuellement en développement pour une utilisation plus aisée, est devenu une source importante et croissante d'information pour la population.
Clarence et ses collègues n’ont de cesse que les questions sur la famille demeurent à l'avant plan des préoccupations. Ils ont donné des conférences partout au pays afin d’inciter les participants à discuter des questions et tendances familiales, à considérer de nouvelles options et à améliorer les conditions des familles canadiennes. Les divers rapports et articles de l’Institut fournissent des données factuelles et une interprétation des tendances familiales à l’intention des décideurs, analystes, chercheurs, élus et professionnels.
L’Institut Vanier de la famille a la chance de compter sur un Fonds de dotation qui lui fournit une source de revenus continue pour la prestation de programmes. Cependant, la volatilité des marchés boursiers au cours des huit derniers mois a grevé la valeur marchande du Fonds et réduit d’autant les ressources disponibles pour les activités continues. Que faire dans ce contexte?
Après maints débats et discussions, nous avons convenu de traverser la tempête, de continuer à être frugaux dans notre gestion financière et de nous concentrer sur la production de revenus, plutôt que de prendre des mesures draconiennes quelconques. Notre trésorière, Marie Vaillancourt, l’a exprimé avec éloquence :
« Je crois qu’il est essentiel, dans cet environnement, que nous soyons là, avec les familles canadiennes, commentant et rapportant des faits réels qui les touchent et les toucheront à court terme : la perte d’emploi, la nouvelle pauvreté, la saisie d'une maison, le recours aux banques alimentaires, le soutien aux enfants en pleine croissance, des parents âgés et même des frères et des sœurs âgés, le report de la retraite, l’obtention d’un emploi bien en deçà de ses capacités et de son précédent salaire…
Devrions nous penser, comme les gouvernements, qu’il nous faut dépenser maintenant pour relancer l’économie? Cela rapporterait d’abord et avant tout aux familles canadiennes qui ont besoin d’une voix et de solutions. Cela signifierait aussi pour nous d’être vus, entendus et lus par un plus grand auditoire qu’à l’habitude, ce qui aiderait d’autant les familles. À mon sens, il s’agit de se faire des amis et des alliés, de montrer que nous sommes le joueur clé dans le domaine de la famille et que nous ne disparaîtrons pas tant qu’on aura besoin de nous. Il s’agit également d’améliorer notre image afin de recueillir éventuellement plus de fonds. »
Clarence et Paula ont affûté leurs crayons et méritent des félicitations pour leur assiduité dans l’établissement du budget et l’administration des finances. À la fin de l’année, malgré la valeur à la baisse du Fonds de dotation, l’Institut comptait un maigre surplus et sa productivité demeurait élevée.
À la réunion du conseil d'administration de l’automne dernier, les administrateurs ont examiné le rôle des membres de l’Institut et les avantages qu’ils retirent de leur statut. Comme toujours, la discussion a été riche et de vaste portée. Nous pouvons en faire davantage pour améliorer notre relation avec les membres, accroître leur nombre et, partant, la capacité de l’Institut à soutenir les familles canadiennes.
Le conseil d'administration de l’Institut est composé de personnes fantastiques d’un peu partout au pays. Comme l’ancienne présidente Carol Matusicky le dit souvent, il s'agit d'une table nationale où l’on discute de questions nationales touchant la famille. Les contributions de chaque personne ainsi que l’engagement et les préoccupations à l’égard des familles qui transparaissent dans chaque discussion me fascinent toujours. Je remercie chacun d’entre vous pour votre temps et votre dévouement.
À l’assemblée générale annuelle de mai, nous avons souligné le départ d’Al MacKay, notre président pendant trois ans qui a su guider l’Institut dans de nombreuses transitions avec compétence, professionnalisme, dévouement et humour. Je le remercie de son leadership; c'était la personne tout indiquée pour donner stabilité et espoir en ces temps mouvementés.
Un de nos membres comptant le plus d’années de service prend sa retraite le mois prochain. Il s’agit de Paula Theetge, qui travaille à l’Institut depuis 1983, principalement à l’administration et aux finances. Elle a été le ciment de l’Institut au cours de nombreuses transitions et semble savoir tout faire. Sa mémoire de l'organisation a été extrêmement précieuse et son soutien constant au directeur exécutif, au personnel et aux membres du conseil d'administration a rendu la vie à l’Institut beaucoup plus agréable et productive pour tous. Nous lui sommes reconnaissants d’avoir accepté de venir travailler à temps partiel à la comptabilité, et je sais que bien des questions l’attendront chaque fois qu’elle se présentera au bureau. Merci infiniment pour ces nombreuses années de dur labeur; nous t’offrons nos meilleurs vœux de succès futur.
Ce fut un privilège de servir au sein du conseil d'administration de l’Institut Vanier de la famille, et il me tarde d’entamer la prochaine année!
Merci.
Verna Bruce
Présidente
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