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Imprimé du site web de l'Institut Vanier de la famille www.ivfamille.ca. Droits d'auteur 2007. L’Institut Vanier de la famille Comment l’Institut Vanier de la famille a vu le jour « L’Institut Vanier de la famille peut se comparer à une Commission royale mise sur pied pour enquêter sur les familles du Canada et apprendre tout ce qu’il faut savoir sur elles dans un monde en mutation. Mais, étant donné que le besoin de connaissances et d’enquêtes continuera aussi longtemps que nous existerons, cette Commission royale poursuivra indéfiniment ses travaux. » Gouverneur général Georges Vanier, 1964 L’Institut Vanier de la famille a débuté ses activités en 1965 immédiatement après la tenue du Congrès canadien de la famille à Rideau Hall, convoqué par Leurs Excellences, le Gouverneur général Georges P. Vanier et Mme Pauline Vanier. Ce congrès fondateur réunissait des hommes et des femmes éminents de tous les horizons qui savaient, tous et chacun, que la contribution des familles est absolument essentielle et, qu’en bout de ligne, celle-ci façonne le monde dans lequel nous vivons. La vision du Gouverneur général Vanier de créer un organisme durable dédié au bien-être de notre société par la famille a été portée par le président de l’Institut, le docteur Wilder Penfield, neuroscientifique canadien de renommée. Le fondement même de son engagement au rôle de l’Institut Vanier de la famille fut sa conviction que c’est la famille qui nous façonne en tant qu’individus et qui, en bout de ligne, sert de pierre angulaire de notre société. C’était la vision de Vanier, ainsi que la détermination de Penfield et l’appui de Lester B. Pearson qui ont mené à la création d’un legs qu’ils ont laissé au peuple canadien. L’expression tangible de ce legs a pris la forme d’un fonds de dotation de six millions de dollars, provenant de la générosité de gouvernements, de fondations, d’entreprises, de groupes confessionnels et d’individus. Ce sont ces mêmes sommes, grâce à de bons investissements, qui ont augmenté au cours des années et qui continuent à financer les activités de base de l’Institut. Complémentaire à la vision et à la détermination de ses principaux fondateurs fut l’érudition du docteur Frederick Elkin. En 1964, afin de bien renseigner ceux et celles qui participaient au Congrès canadien de la famille, Elkin a entrepris de mener une enquête sur l’état des connaissances sur les familles canadiennes. Sa recherche a résulté dans la publication d’un texte, devenu maintenant classique, intitulé La famille au Canada : Données, recherches et lacunes du savoir sur les familles au Canada. Lors de ses premières années d’opération, l’Institut a tenté de combler certaines lacunes du savoir identifiées par Elkin et, en ce faisant, a ouvert de nouvelles voies de recherches dont les premières études canadiennes sur la violence familiale, les familles monoparentales, la diversité des formes familiales, le divorce et ses conséquences. Les leçons tirées de ces études ont permis à l’Institut d’aller au-delà de la simple érudition et à contribuer dès ses débuts aux discussions sur les politiques gouvernementales et à l’élaboration de cadres juridiques concernant des questions telles la réforme du droit de la famille, les lois sur le divorce et la politique en matière d’immigration. L’Institut Vanier de la famille atteint la maturité Le travail exploratoire et les premières études réalisées lors des premières années de son existence ont mené à l’élaboration de deux affirmations fondamentales telles qu’exprimées en 1972 par le président à l’époque, Beryl Plumptre, à savoir :
Depuis, à partir de ces principes, l’Institut est reconnu comme étant une voix indépendante et équilibrée pour les familles du Canada. Sous la direction de son Conseil d’administration, constitué de Canadiens et de Canadiennes engagés et talentueux de tous les horizons et de toutes les régions du pays, l’Institut a œuvré dans les deux langues officielles en collaboration avec et au nom de chercheurs, de représentants élus, de décideurs et d’analystes, d’enseignants et d’étudiants, d’agences de service à la famille et de professionnels de la famille, d’entreprises, d’organisations non gouvernementales et de membres de familles canadiennes eux-mêmes. Dans ses efforts de centrer l’attention sur l’importance et la signification de la vie familiale, l’Institut a, au fil du temps, surveillé les tendances émergentes concernant la formation et le fonctionnement de la famille. Comme résultat, l’Institut a adopté la définition suivante de la famille pour guider ses recherches ainsi que son analyse des politiques. Selon cette définition, désormais souvent citée et généralement reconnue, une famille est : ...toute association de deux personnes ou plus liées entre elles par des liens de consentement mutuel, la naissance, l'adoption ou le placement et qui, ensemble, assument la responsabilité de diverses combinaisons de certains des éléments suivants :
Cette définition ‘inclusive’ de la famille souligne non seulement à quoi ressemblent les familles, mais également ce qu’elles font pour combler les besoins des individus qui en font partie et de la société dans son ensemble. Cette définition met l’accent sur les efforts et les réalisations d’individus qui s’engagent dans une relation réciproque et durable – sur les gestes posés par les individus, par opposition à l’endroit où ils vivent ou aux liens qui les unissent. C’est une définition qui reconnaît et qui respecte les couples de sexe opposé et de même sexe, les familles monoparentales, les schémas plus larges de liens de parenté, les familles recomposées ou reconstituées, les couples avec ou sans enfants, l’engagement réciproque entre frères et sœurs, ainsi que les obligations et les liens affectifs qui unissent les jeunes et les aînés dans une vie étroitement partagée. Les membres d’une famille s’entraident et veillent à leur bien-être mutuel, ils enseignent des valeurs et forment le caractère les uns des autres, ils sont interdépendants sur les plans financier, économique et psychologique et ils s’aiment les uns les autres. Au sein d’une famille, nous avons, tous et chacun, l’opportunité et la responsabilité d’agir non en tant qu’individus isolés, mais en tant que conjoint ou amoureux, mère ou père, frère ou sœur, fils ou fille. Conforme à la deuxième affirmation de principe énoncée par Plumptre en 1972, l’Institut Vanier de la famille a également tenté de comprendre et de centrer l’attention sur l’interdépendance des institutions et des pratiques économiques, politiques, sociales, technologiques et culturelles qui constituent le contexte dans lequel les membres de familles cherchent à remplir leurs obligations les uns envers les autres et envers la communauté plus large. L’Institut évalue comment ces pratiques institutionnelles contribuent ou nuisent au bien-être des individus, des familles, des communautés et, en bout de ligne, de la nation. Tout compte fait, cela apparaît comme une vérité d’évidence de reconnaître que la seule constante dans la vie est le changement. Et, sans aucun doute, les thématiques stratégiques et programmatiques sur lesquelles l’Institut s’est penché reflètent à quel point les familles se sont adaptées – parfois avec succès, parfois à un prix humain élevé – à l’environnement en mutation dans lequel elles évoluent. Parmi les préoccupations principales de l’Institut depuis sa création, nous retrouvons :
Ayant abordé ces thèmes programmatiques, l’Institut Vanier de la famille a servi aux Canadiens et aux Canadiennes comme principale source d’informations précises sur les tendances familiales et de commentaires et d’interprétations équilibrés concernant les tendances familiales et les défis auxquels font face les familles ainsi que ceux et celles oeuvrant pour renforcer et appuyer les familles. Chaque année, l’Institut répond à plus de 350 demandes d’entrevues de la part des médias et à un autre 1 500 demandes d’informations de la part d’enseignants, d’étudiants, de chercheurs, d’analystes de politiques et de membres du public. L’Institut s’est servi des informations recueillies et du corpus de connaissances qu’il a créé comme base pour :
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