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Imprimé du site web de l'Institut Vanier de la famille www.ivfamille.ca. Droits d'auteur 2007. L'état actuel du budget de la famille canadienne Rapport 2005 TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION ET NOTE TECHNIQUE Nous revoilà. Ce septième rapport annuel fait le point sur l’état actuel du budget des familles et des ménages, mis à jour pour l’année 2005. Il examine le revenu, les dépenses, l’épargne et les avoirs nets, par catégorie de famille et de ménage. À en juger par la réaction positive suscitée par les rapports antérieurs, les particuliers, les familles, les gouvernements, le milieu d’affaires, les syndicats, les médias et nombre d’autres organisations sentent le besoin d’avoir une vue d’ensemble précise de la situation financière des familles. Ce rapport, produit annuellement, est devenu un ouvrage de référence à la fois pour le grand public et pour les chercheurs, et certaines de ses données et conclusions se retrouvent aujourd’hui dans les manuels scolaires. Le rapport est essentiellement axé sur les familles, mais les indicateurs de revenus familiaux les plus récemment publiés par Statistique Canada ne vont pas au-delà de 2003. Nous disposons de données plus récentes pour l’ensemble du secteur domestique, et c’est sur ces données que nous nous appuyons pour établir nombre d’estimations pour l’ensemble des ménages jusqu’en 2005. Les estimations pour 2005 sont fondées sur les 9 ou 10 premiers mois de l’année. Le mot ‘ménages’ recouvre à la fois les familles et les individus libres de liens familiaux. Les ménages familiaux représentent environ les deux tiers de tous les ménages; ainsi les tendances récentes observées chez les ménages donnent une bonne idée de ce qui se passe dans les familles. Les estimations relatives aux ‘revenus personnels disponibles’ et aux ‘revenus familiaux’ ont été calculées selon la formule : revenus, incluant les transferts gouvernementaux accordés (allocations familiales, rentes gouvernementales, etc.), après paiement des impôts sur le revenu. Pour faciliter la lecture et la compréhension des données, et pour mieux souligner leur pertinence, toutes les mesures ont été converties selon la notion « par ménage » et « par famille ». Toutes les estimations financières sont présentées en dollars de 2003 (désignés diversement ‘dollars constants’ ou ‘dollars indexés’) et reflètent par conséquent l’évolution, sur une période de plusieurs années, du pouvoir d’achat réel, compte tenu de l’inflation. Le terme ‘réel’ se réfère à ce qui serait arrivé si l’inflation était à zéro. L’inflation se mesure à l’aide de l’indice des prix à la consommation. Nos mesures incorporent les mises à jour et toutes les révisions récentes effectuées par Statistique Canada. Cette année, l’analyse recouvre la période allant de 1990 à 2005, et se penche plus particulièrement sur ce que l’on appelle « la décennie actuelle » (soit à partir de l’année 2000), et sur la dernière année pour laquelle des données sont disponibles pour la série de données en cause. On a choisi comme point de départ l’année 1990, afin de souligner les changements à long terme survenus au cours des quinze dernières années. Tous les graphiques couvrent toutes les années, de 1990 jusqu’à la dernière année pour laquelle des données sont disponibles. Fait exception le graphique 5, pour lequel les données de comparaison ne remontent qu’à 1991. Les tableaux et les annexes indiquent l’ensemble des changements percentiles pour l’entier de la période (à partir de 1990), pour la période couvrant les années 2000 à 2003, et pour l’année 2003. Les cellules ombrées mettent en évidence la détérioration ou les déclins survenus au chapitre des indicateurs en cause. Nous invitons le lecteur à examiner les tableaux A et B, annexés en fin de document, pour un aperçu plus détaillé des changements vécus par les différents genres de familles et de ménages. La quasi-totalité des données de base provient de Statistique Canada. Tous les calculs supplémentaires sont de l’auteur, qui endosse l’entière responsabilité de toute erreur ou omission. Roger Sauvé, People Patterns Consulting, peut être joint par téléphone au (613) 931-2476, par courriel à peoplepatternsconsulting@sympatico.ca, ou sur son site Web à www.peoplepatternsconsulting.com. POINTS SAILLANTS DU RAPPORT 2005 Février 2006 Les familles à court d’argent confrontées à la réalité Être à court d’argent… problèmes de liquidités, compressions à prévoir, l’heure des mesures d’austérité, etc. Ces phrases, qu’on a beaucoup entendues à propos de la gestion des budgets des gouvernements et des entreprises, doivent dorénavant être utilisées aussi pour parler des familles et des ménages canadiens. QU’EST-CE QUE ÇA SIGNIFIE ? – Cela signifie que bon nombre de familles doivent maintenant diminuer leurs dépenses, limiter leurs emprunts et réduire leurs dettes. Les cloches d’alarme résonnent plus fortement que jamais. Quand elles ont résonné pour les gouvernements et pour bon nombre d’entreprises, ils ont pris les mesures nécessaires. Aujourd’hui c’est au tour des familles d’adopter des mesures appropriées. Les dures réalités des finances familiales
SUPPLÉMENT SPÉCIAL – Un croquis de la « famille de classe moyenne » Ce bref rapport, qui figure en fin de texte, définit cette entité—souvent citée mais rarement mesurée—qu’on appelle « la famille de classe moyenne », et décrit sa situation actuelle. Vous y reconnaissez-vous ? PRÉPAREZ-VOUS : Nouvelles augmentations des taux d’intérêt en vue De l’avis de la Banque du Canada i, « l’économie canadienne semble fonctionner aux limites de sa capacité », et la Banque a donc commencé à hausser les taux d’intérêt en vue de freiner le rythme de la croissance et entraver une éventuelle inflation. Ainsi on peut prévoir, à court terme, de nouvelles hausses. Il ne s’agit plus de savoir si les taux grimperont, mais… à combien ils s’élèveront. Ces majorations augmenteront le prix payé pour supporter le fardeau, déjà lourd et qui va croissant, de la dette contractée par de nombreux ménages et familles à court d’argent. Les familles à court d’argent rejoignent un robuste marché du travail
Un nombre toujours croissant de membres de familles se joignent au marché de l’emploi rémunéré afin de joindre les deux bouts. Un sondage en date de décembre 2005 indiquait que 86 % des Canadiens ont l’impression de ne pas faire de progrès, ou de perdre du terrain, par rapport au coût de la vie ii. Heureusement, ce marché est plus fort aujourd’hui qu’il ne l’a été depuis longtemps. Le nombre global d’emplois a augmenté en 2005 d’environ 235 000. Les spécialistes de la prévision estiment qu’on verra en 2006 la création d’environ 200 000 nouveaux emplois. Pour huit des neuf années qui viennent de s’écouler, le nombre d’emplois s’est accru de plus 200 000, et dans certains cas de plus de 350 000. Ces chiffres contrastent de façon marquée avec les pertes d’emplois au cours de la grave récession économique du début des années 1990. Au cours de l’année 2005, c’est dans les provinces de l’Ouest et à l’Ile-du-Prince-Édouard que l’augmentation a été la plus forte. Ce sont les emplois à temps plein qui ont marqué la plus forte progression en 2005. À la fin de 2005, le taux de chômage flottait autour de 6,5 %. Il s’agit du taux mensuel de chômage le plus bas qu’on ait connu en plus de trois décennies. Dans chacune des quatre provinces de l’Ouest, le taux était proche de ou inférieur à 5 %. À Terre-Neuve, le taux demeurait proche de 15 %, mais cela représente le taux le plus bas que cette province ait connu en plus de vingt ans. Une relative rareté de la main-d’œuvre se manifeste par des pénuries dans de nombreuses catégories d’emploi. À l’échelle du Canada, on constate une pénurie de main-d’œuvre spécialisée dans plusieurs secteurs liés à la santé, dans les secteurs professionnels des affaires et de la finance et dans de nombreux métiers de la construction iii. C’est le cas tout particulièrement de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, qui attirent des travailleurs de toutes les autres provinces. Comme par le passé, les familles et les particuliers se déplacent vers les régions où les conditions de travail et les salaires sont les plus avantageux. Des taux d’emploi record chez les jeunes mères, et davantage de familles à deux revenus Le taux d’emploi parmi les mères de jeunes enfants continue à grimper. En 1990, un peu plus de la moitié (53 %) des femmes ayant un enfant de moins de trois ans avait un emploi rémunéré; la proportion atteint maintenant environ les deux tiers. Le pourcentage de femmes ayant des enfants âgés de trois à six ans et occupant un emploi a également fait du bond, passant de 60 % en 1990 à environ 70 % aujourd’hui.
De plus, le pourcentage de couples à deux revenus ayant des enfants frise aujourd’hui 85 %, contre environ 80 % en 1990. Le pourcentage de couples à deux revenus mais sans enfants a également atteint de nouveaux sommets.
C’est parmi les familles monoparentales que l’augmentation du taux d’emploi rémunéré a été le plus marqué : les taux sont passés de 63 %, au milieu des années 1990, à environ 83 % aujourd’hui. Cet état de choses reflète d’une part l’amélioration des perspectives d’emploi, mais d’autre part les coupures sévères apportées aux programmes publics d’assurance-emploi et d’aide de dernier recours, qui comptent sans doute parmi les causes de l’augmentation du taux de pauvreté infantile dans certaines provinces (voir le tableau 2) La majeure partie des employés est sur le marché du travail par choix; mais un nombre croissant d’entre eux travaillent parce qu’ils ont un réel (et pressant !) besoin d’argent. Un facteur clé : la croissance rapide de la contribution des femmes aux revenus familiaux Plus du quart des épouses ramène aujourd’hui au foyer au moins la moitié des revenus globaux (avant impôts) de la famille iv. Chez les couples sans enfants, environ le tiers des épouses gagne aujourd’hui davantage que leur mari.
La plus importante progression, pour ce qui est de la contribution des épouses, s’est produite parmi les familles ayant des enfants à la maison. Parmi les couples ayant un enfant, environ 20 % des femmes gagnaient, en 1990, autant que leur mari; selon les chiffres les plus récents, ce taux a aujourd’hui atteint 26 %. Une hausse semblable s’est produite aussi chez les familles ayant deux enfants, ainsi que chez les familles ayant trois enfants ou plus. Un aspect remarquable des données du graphique 4 est la tendance qu’on peut observer au chapitre de la contribution au revenu familial selon l’âge de la femme. En 1990, entre 19 et 24 % des femmes gagnaient autant que leur mari. Ce pourcentage a fait un bond dans tous les groupes d’âge pour lesquels les données sont publiées. On peut dire que plus le couple est âgé, plus importante est la hausse de la contribution de la femme. Parmi les femmes âgées de 55 à 64 ans, environ le quart gagnait en 1990 autant que leur mari; ce taux est passé, en 2003, à plus du tiers. Il s’agit de modifications dramatiques, en un laps de temps très court. Ces tendances sont attribuables à une participation accrue des femmes plus âgées au marché du travail, qui contraste avec des taux de participation constants ou en repli, chez les hommes. De plus, alors que chez les femmes on constate une hausse réelle des revenus moyens au cours de la période, chez les hommes on constate un recul réel des revenus. Au cours des récentes années, cependant, il faut signaler que cette contribution accrue a, règle générale, à peine suffi à garder constants les revenus des familles et des ménages, plutôt qu’à leur accorder une augmentation réelle de revenus. DE LA MENUE MONNAIE : l’augmentation en valeur réelle du salaire horaire sur 15 ans Parmi les moteurs de cette progression du nombre de familles à deux revenus, il faut signaler la tendance qui a marqué, sur 15 ans, le revenu horaire moyen réel, c’est-à-dire le revenu horaire moyen, compte tenu de l’inflation. Le graphique 5 nous apprend que le revenu moyen réel pour une heure de travail a augmenté de seulement 10 cents environ, si on compare les estimations pour 2005 aux chiffres de 1991. En outre, pour la même période, le nombre d’heures de travail a diminué d’environ une heure et demie par semaine. La conjonction de salaires fixes et de moins d’heures de travail signifie forcément moins de revenus.
Le cadre du présent rapport ne permet pas un examen des raisons du phénomène du salaire fixe; on peut noter cependant qu’elles incluent la concurrence mondiale, des gains de productivité faibles, la restructuration des industries, l’apparition d’emplois de service mal rémunérés, la croissance rapide de petites entreprises, l’augmentation de la valeur du dollar canadien, et le recul des taux de syndicalisation chez les hommes. Enfin, il faut signaler aussi le décalage entre l’augmentation du coût de la vie et l’augmentation du salaire minimum.
Une récente étude menée par Statistique Canada v signale qu’en l’an 2000, environ 16 % de tous les travailleurs à temps plein au Canada (en excluant les étudiants) occupaient des emplois ‘mal rémunérés’, c’est-à-dire gagnaient moins de 375 $ par semaine. Cela constituait une modeste amélioration par rapport à la décennie précédente. Certains groupes démographiques, dont les gens âgés de moins de 45 ans, les gens n’ayant pas terminé leurs études secondaires, les parents seuls et les minorités visibles (en particulier les hommes), subissaient une incidence accrue d’emplois mal rémunérés. Aucune croissance des revenus moyens des ménages depuis 2001 Au cours des cinq dernières années, la progression du taux d’emploi, le plafonnement des revenus et un nombre d’heures d’emploi à la baisse se sont conjugués pour entraîner une situation où les revenus moyens des ménages n’ont pu que se maintenir, sans progresser. Les revenus moyens des ménages se situent aujourd’hui à près de 55 500 $, soit à peu près la même chose qu’en 2001. Cette moyenne marque une croissance d’environ 500 $ (soit 1 %) par rapport à 1990, mais représente une croissance significative par rapport aux niveaux qui ont eu cours pendant la
récession marquée qui a eu lieu au début des années 1990. Ces chiffres, les plus récents qui soient disponibles, sont compilés chaque trimestre par Statistique Canada dans le cadre des Comptes nationaux des revenus et dépenses. Une autre publication de même source, la série Le revenu au Canada, fournit d’autres mesures globales, dont les données présentent un portrait plus positif des tendances à long terme des revenus moyens des ménages : en effet, selon la série Le revenu au Canada, ces revenus ont augmenté de 9,5 % entre 1990 et 2003, contre une augmentation de 1 % affichée par la série Comptes nationaux des revenus et dépenses dont les données figurent dans le graphique 6. Et d’après les chiffres de la série Le revenu au Canada, les revenus ont atteint un sommet en 2001, se sont maintenus en 2002 et ont marqué un léger déclin en 2003. Ainsi la variation à court terme est très semblable dans les deux sources. Les données du tableau 1 et des tableaux des annexes A et B sont tirées de la série Le revenu au Canada, qui sont plus détaillées mais moins récentes. Les différences entre les estimations de ces deux séries sont dues à des différences mineures entre les méthodologies et les définitions qu’elles appliquent. En outre, la série Le revenu au Canada a modifié considérablement en 1996 ses méthodes de cueillette de données, rendant les séries moins comparables. Cependant elles utilisent toutes deux l’indice des prix à la consommation pour tenir compte de l’inflation. L’impôt sur le revenu poursuit son recul Au cours des premières années du XXIe siècle, on a vu une diminution des impôts payés par les familles de deux personnes et plus. En 2000, le fardeau fiscal moyen se chiffrait à 14 400 $, contre 12 800 $ en 2003, une baisse de 1 600 $, soit plus de11 %, sur trois ans. Le pourcentage d’impôt payé par rapport aux revenus est passé de 19,9 % en 2000 à 17,6 % en 2003. Si on compare aux impôts payés en 1990, cependant, la réduction ne s’élève qu’à 400 $. Les transferts accordés aux familles par les gouvernements sont passés de 7 400 $, en 2000, à 7 800 $, en 2003. Ces transferts, calculés comme pourcentage des revenus, n’ont marqué qu’une légère hausse, passant de 10,2 % en 2000 à 10,7 % en 2003.
Les inégalités s’atténuent légèrement Les chiffres ci-dessus mènent à penser qu’il se produit une redistribution graduelle des revenus. Ce qui est moins sûr, c’est que cette redistribution diminue l’inégalité des revenus. Une mesure statistique connue sous le nom « indice de Gini » calcule que les inégalités, à la rubrique des revenus après impôts, se sont accentuées au cours des années 1990 mais se sont légèrement atténuées depuis l’année 2000. On trouve confirmation de ce calcul dans l’annexe A, qui signale que la part du revenu net après impôt dont dispose le quintile (soit les 20 %) des familles les plus pauvres a légèrement augmenté, passant de 6,9 % en 2000 à 7,2 % en 2003; la part dont dispose le quintile composé des familles les plus riches a légèrement diminué. Malgré cela, la tendance de la présente décennie n’a pas réussi à compenser la tendance générale des inégalités qu’on a vu s’aggraver au cours des années 1990. WOW! Chez les personnes âgées mariées, la pauvreté frise le niveau zéro Le taux de pauvreté (faibles revenus, après transferts et impôts sur le revenu) pour l’ensemble des ménages est demeuré constant à 11,5 % en 2003. Si ces chiffres sont encore trop élevés, il demeure qu’il s’agit là du quatrième taux le plus bas qu’on ait vu au cours des 25 dernières années. Le taux de pauvreté était légèrement plus bas en 2001 (11,2 %), en 1989 (10,2 %) et en 1988 (10,8 %). Pour ce qui est des nombres, en 2002 comme en 2003, environ 3,6 millions de Canadiens vivaient dans la pauvreté, ce qui représente environ un million de moins qu’aux sommets atteints en 1996 et 1997. La chute des taux de pauvreté a été à son plus spectaculaire parmi la population des gens âgés, où le taux a reculé de façon soutenue, passant d’environ 11 % en 1990 à 6,8 % en 2003. Cette population a échappé aux pires ravages de la récession du début des années 1990. Parmi la population âgée, c’est parmi les couples mariés que l’on constate les plus bas taux de pauvreté : ‘seulement’ 1,7 % d’entre eux vivent actuellement dans la pauvreté. Par contre le taux de pauvreté, parmi les femmes seules âgées (qui se chiffre à 18,9 %) et parmi les hommes seuls âgés (qui se chiffre à 14,7 %), n’a pas connu d’amélioration significative. Chez les 18 à 64 ans, davantage de pauvreté qu’en 1990 La situation des adultes âgés de 18 à 64 ans, en revanche, s’est empirée : leur taux de pauvreté, qui se situait aux environs de 11 % en 1990, a fait un bond au cours de la récession pour atteindre, en 1996 et en 1997, près de 16 %, avant de reculer pour s’établir aujourd’hui à 12,1 %. C’est le seul des trois groupes du graphique 7 dont le taux de pauvreté actuel demeure plus élevé qu’il ne l’était en 1990. La pauvreté infantile stabilisée, depuis la reprise qui a suivi la récession des années 1990 Le taux de pauvreté chez les enfants de moins de 18 ans avait également marqué une hausse au cours de la récession des années 1990. À cet âge, la recommandation « Trouve-toi une job » ne pouvait pas s’appliquer. Le taux de pauvreté des enfants avait alors fait un bond, passant de 13,8 % en 1990 à 18.6 % (ce qui représente presque un enfant sur cinq) en 1996; il a reculé aujourd’hui pour atteindre 12,4 %. Les plus durement touchés sont les enfants élevés par des mères seules : environ 40 % de ces enfants vivent dans la pauvreté. Au plus fort de la récession, en 1996, environ 56 % de ces enfants vivaient dans la pauvreté; pour fins de comparaison, notons qu’aujourd’hui, ‘seulement’ 7,7 % des enfants de familles biparentales vivent dans la pauvreté.
Les coupures massives à l’aide sociale intensifient la pauvreté infantile dans deux provinces Les causes de la pauvreté sont complexes. La pauvreté est vécue par certains comme un phénomène passager, alors que pour d’autres elle dure plusieurs années ou est presque permanente. Pour la période de six ans s’étalant de 1996 à 2001, environ 25 % des Canadiens ont vécu au moins une année de pauvreté, ce qui est beaucoup plus élevé que le pourcentage de ceux qui ont vécu, pour une année donnée, dans la pauvreté. Chez les enfants de moins de 18 ans, environ 30 % ont vécu au moins une année de pauvreté, entre 1996 et 2001. Environ 10 % d’entre eux n’ont connu qu’une seule année de pauvreté au cours de cette période; 10 % ont connu deux ou trois ans de pauvreté; environ 6 % ont connu quatre ou cinq années de pauvreté, et enfin 3 % ont vécu la pauvreté pendant toutes les années en cause. Le calcul de la pauvreté chez les enfants se fonde sur le revenu de leur(s) parent(s) : chez les parents, une pauvreté permanente ou temporaire sera due à un faible niveau d’instruction, à un changement d’état matrimonial, à la naissance d’un enfant, à la perte d’un emploi, à la discrimination, ou à des modifications apportées aux programmes gouvernementaux. Les taux de pauvreté infantile peuvent résulter de coupures budgétaires gouvernementales ou de restructurations apportées aux programmes d’aide sociale. Le tableau 2 présente un bilan du nombre de bénéficiaires d’aide sociale par province, pour les années 2000 et 2004, et cite également les taux de pauvreté infantile pour les années 2000 et 2003.
Quoique la relation entre les deux indicateurs est loin d’être univoque, on peut néanmoins constater certaines tendances claires.
Revenus plafonnés, dépenses à la hausse, épargne zéro—du jamais vu depuis les années 1930 Le graphique 6 permettait de constater que les revenus moyens des ménages sont demeurés constants au cours des cinq dernières années, et ont en fait bien peu progressé depuis 1990, ce qui offre un vif contraste avec le niveau de dépenses des ménages, qui a continué à augmenter. Pour la décennie en cours, les dépenses ont grimpé de 5,3 % en chiffres réels; depuis 1990, elles ont augmenté de près de 17 %. Selon les plus récents chiffres disponibles pour l’année 2005, les dépenses des ménages dépassent maintenant le niveau de leurs revenus disponibles. Les ménages moyens ne mettent de côté aucune somme en prévision des jours difficiles, pour coussiner une période de chômage ou pour assurer leur retraite. Ceci constitue un contraste marqué avec le début des années 1990, alors que les ménages réussissaient à mettre de côté plus de 7 000 $ par an en moyenne; en 2005, l’épargne se situait à ‘moins 500 $’, si l’on peut dire. Certains pronostiqueurs prévoient que la glissade s’accentuera encore en 2006.
L’épargne passe en territoire négatif Le graphique 9 dépeint clairement le fait que le volume de la croissance annuelle de l’épargne personnelle est à la baisse depuis 15 ans et que l’épargne est aujourd’hui passée en territoire négatif. Parallèlement, la croissance annuelle du fardeau total d’endettement est à la hausse. La somme annuelle contribuée à l’épargne comme pourcentage des revenus disponibles se nomme ‘taux d’épargne personnelle’ ou ‘taux d’épargne des particuliers’. Ce taux d’épargne a chuté de son sommet de 20 % en 1982 pour atteindre environ 13 % au début des années 1990, puis a glissé encore jusqu’à environ 5 % en 2000; en 2005, elle a décliné jusqu’à moins de zéro. Ainsi la progression des dépenses des ménages a été financée par des réductions de la somme annuelle consacrée à l’épargne. Une mesure un peu différente vi (celle du flux monétaire net) nous informe que les 60 % composant les ménages ayant les revenus les plus bas ont dépensé en 2003 une somme supérieure à leurs revenus. Les 20 % des ménages plus aisés ont dépensé un peu moins que leurs revenus, et enfin les 20 % des ménages les plus riches ont réussi à mettre de côté plus de 10 % de leurs revenus.Le ‘taux d’endettement annuel’ poursuit sa progression Au fur et à mesure que le taux d’épargne des particuliers a décliné, le ratio entre la dette supplémentaire contractée chaque année et les revenus disponibles marque une tendance à la hausse. En 1991, ce ‘taux d’endettement annuel’ vii se chiffrait à un peu moins de 4 % des revenus disponibles; il se situe aujourd’hui à un peu plus de 8 %... ce qui signifie qu’en 15 ans, le taux d’endettement annuel des ménages a doublé. Il paraît évident qu’une large part de l’augmentation des dépenses a été financée par des emprunts et par une augmentation du fardeau de l’endettement. Une part importante de ces emprunts avait pour assise l’augmentation de la valeur des avoirs immobiliers et des actions, due à des hausses dans le marché de l’immobilier et du marché boursier.
Un récent rapport Marchés mondiaux CIBC viii affirme que jamais auparavant le marché immobilier n’a autant contribué à la croissance économique générale. Ce rapport estime que les emprunts s’appuyant sur la valeur nette de leur domicile ont permis aux consommateurs de faire des dépenses supplémentaires s’élevant pour la seule année 2004 à 10 milliards de dollars. Au cours de l’année 2004, l’augmentation de la dette totale des ménages au titre de la consommation se chiffrait à 33 milliards de dollars… et parallèlement, l’augmentation des dépenses totales des consommateurs se chiffrait à précisément la même somme. Il semble naturel qu’au moment où les revenus plafonnent (voir le graphique 6), toute augmentation de la dépense devra entraîner soit une augmentation de la dette, soit une réduction de l’épargne, soit des deux phénomènes à la fois. C’est ce qui s’est produit, et continue à se produire. De plus en plus en plus… le fardeau cumulatif de l’endettement À l’heure actuelle, l’endettement moyen par ménage se chiffre à environ 70 920 $. En chiffres réels, cela constitue une augmentation de plus de 16 % par rapport à l’année 2000, et une augmentation d’environ 42 % par rapport à 1990 (voir le tableau 3). De 2000 à 2005, la valeur non remboursée du crédit à la consommation a augmenté, en chiffres réels, de près de 30 %. La dette hypothécaire a augmenté d’environ 13 %, et la valeur des ‘autres dettes’ a augmenté d’environ 8 %. Cette dette accumulée équivaut aujourd’hui (en date de la fin du troisième trimestre de 2005) à environ 125 % du revenu personnel disponible, contre 91 % en 1990 et 110 % en 2000… et l’on s’attend à ce que la spirale à la hausse se poursuive, dans l’avenir prévisible. Une mesure plus restreinte de la dette des ménages (qui inclut seulement la dette hypothécaire et le crédit à la consommation, excluant les dettes autres) a également fait un bond marqué : calculée ainsi, la dette des ménages est passée de 79 % des revenus disponibles en 1990 à 94 % en 2000 et à 108 % à la fin du troisième trimestre de 2005.
Il existe d’autres façons de calculer le ratio d’endettement. Comme il leur sied, les institutions prêteuses soulignent les ratios les plus positifs. La nouvelle la plus positive est la suivante : en dépit de toutes ces progressions de l’endettement, le ratio entre l’endettement total et le total des actifs se situe aujourd’hui à environ 17 %, ce qui est inférieur à ce qu’il était en 1990. Un autre aspect positif est que le ratio de l’endettement total en regard des avoirs nets est aujourd’hui moins élevé, à 21 %, qu’il ne l’était en 1990. Vu globalement, il semblerait que les prêts consentis par les établissements prêteurs au Canada demeurent entièrement couverts par les actifs personnels des emprunteurs. Cependant, pour la période de 2000 à 2005, ces deux derniers ratios se sont affaiblis. Mais par ailleurs, les arriérés de paiements hypothécaires demeurent à un niveau plus que modeste. Côté négatif, le ratio de l’endettement au chapitre du crédit à la consommation en regard de la valeur des biens de consommation durables a grimpé, passant de 47 % en 1990 à 59 % en 2000, et se situe aujourd’hui à 70 %. Sonnez l’alarme de l’endettement ! La chute de l’épargne et l’accroissement du fardeau de la dette des ménages inquiète un grand nombre d’analystes, bien que certains autres affirment qu’il s’agit d’un mythe ou jugent que la situation est moins noire qu’il n’y paraît. Il est temps de faire sonner l’alarme, plus bruyamment encore que dans nos précédents rapports. Le péril de l’accroissement cumulatif du fardeau de la dette n’est pas une fiction… elle constitue la réalité quotidienne d’un nombre croissant de ménages et de familles. Selon le Ontario Association of Credit Counselling Services ix, le mal va croissant : « Nous avons vu notre clientèle augmenter d’environ 60 %, depuis l’année 2000… en une décennie, les revenus familiaux de ces clients n’ont augmenté que de 15 %, alors que le niveau d’endettement moyen a bondi de près de 60 % ». La hausse vertigineuse du ratio de l’endettement en regard du revenu disponible marque très certainement l’avènement d’un stress financier. Globalement, elle signale l’incapacité d’un nombre croissant de ménages et de familles de rester à flot, financièrement parlant. L’augmentation du ratio de la dette au revenu signifie que de nombreux ménages sont à ce point à court d’argent qu’ils ne peuvent régler leurs dépenses quotidiennes ou ponctuelles avec leurs revenus, et qu’ils choisissent donc d’emprunter pour le faire. Ils empruntent davantage, et économisent moins (voir le graphique 9). Et ceci se produit en dépit du fait que le nombre de familles disposant de deux revenus est en hausse. Le niveau de stress financier est en expansion, et les remontées des taux d’intérêt ne peuvent qu’accroître ce stress. Ce stress financier accru se manifeste entre autres à la rubrique des dons de charité : en 1990, environ 30 % des contribuables avaient fait un don de bienfaisance déductible. En 2000, ce chiffre a reculé jusqu’à 26 %, et en 2004 jusqu’à 25 %. En ce qui a trait à l’épargne, le pourcentage des contribuables cotisant à un REER (Régime enregistré d’épargne-retraite) est passé de 23 % en 1990 à 29 % en 2000, mais est retombé en 2004 à 26 %. Cela constitue un effet mesurable du plafonnement des revenus disponibles. En quoi ce stress financier constitue-t-il un problème ? C’est qu’il peut facilement se muer en faillite personnelle, et peut également conduire à des problèmes de couple, à la dépression, parfois au suicide. Un récent sondagex indique que « les disputes au sujet de l’argent nuisent aux couples canadiens » et que 47 % des répondants estiment ‘sérieux’ leurs différends au sujet de l’argent. A-t-on des preuves solides d’un lien causal entre l’accroissement du fardeau de la dette et l’accroissement du nombre de faillites personnelles ? Ce lien relève-t-il de la réalité, ou de la fiction ? Selon les conclusions de recherches récentes effectuées par le Bureau du surintendant des faillites Canada, une chose au moins est claire : « Le déterminant ayant le plus influencé l’évolution du nombre de cas d’insolvabilité des consommateurs sur la période 1987-2003 est le ratio d’endettement total. Nos estimations indiquent qu’il a contribué pour 88 % de la croissance de l’insolvabilité de consommateurs. » La même étude a découvert que le deuxième déterminant, en ordre d’importance, était la majoration des taux d’intérêt… et l’on sait que ces taux sont déjà en voie d’augmenter. Du côté positif, les hausses du taux d’emploi ont été citées comme un facteur de réduction du nombre de cas d’insolvabilité… et l’on sait que le taux d’emploi marque aujourd’hui une tendance à la hausse (voir les graphiques 2 et 3). Les cas d’insolvabilité atteignent de nouveaux sommets En termes techniques, on parle d’insolvabilité, de banqueroute ou de ‘faillite personnelle’ quand les actifs d’un particulier sont liquidés (vendus), et que les sommes réalisées sont cédées à ses créanciers. Afin d’éviter une faillite ouverte, le particulier peut proposer à ses créanciers un arrangement, appelé ‘proposition concordataire’, qui vise à éponger la dette. La somme des faillites et des propositions concordataires prises conjointement permet d’évaluer le total des cas d’insolvabilité. Le nombre de faillites personnelles continue de friser des niveaux record, se chiffrant annuellement à environ 84 000 pour chacune des années de 2003 à 2005 inclusivement. Le nombre de propositions concordataires, pour sa part, marque une progression prononcée. Leur nombre est monté en flèche : de 3 000 en 1995, elles ont grimpé jusqu’à environ 17 500 aujourd’hui. Prises ensembles, ces données indiquent que le nombre total de cas d’insolvabilité se situe à des niveaux sans précédent. La progression continue du ratio de la dette par rapport aux revenus, doublée de la probabilité d’une montée des taux d’intérêt, augure une nouvelle hausse du nombre de cas d’insolvabilité au cours de l’année à venir.
Une croissance des actifs attribuable aux marchés immobilier et boursier Les ménages canadiens possèdent en moyenne, à l’heure actuelle, des actifs se chiffrant à environ 412 000 $. Il s’agit là d’une augmentation d’environ 50 % par rapport à 1990, et d’environ 10 %, par rapport à l’année 2000. Pour la présente décennie, la progression la plus marquée était attribuable à la valeur accrue des valeurs immobilières, qui a grimpé d’environ 25 % en valeur réelle. La valeur des actions détenues à l’extérieur d’un fonds de pension a augmenté, depuis 2000, d’environ 11 %, alors que la valeur des assurances-vie et des régimes de pension a progressé de 3 %. Les avoirs nets (le total des actifs moins le total des dettes) des ménages canadiens ont augmenté en 2005 pour atteindre environ 340 000 $, ce qui constitue un sommet sans précédent. Nous recommandons à ce sujet au lecteur de consulter le rapport précédent de la présente série (L’État actuel du budget de la famille canadienne, Rapport 2004); son Supplément spécial, intitulé Réalité générationnelle, rend compte du fait que la répartition changeante des actifs et des avoirs nets tend à favoriser de manière cumulative les ménages plus âgés, alors que les ménages plus jeunes continuent à perdre du terrain.
SUPPLÉMENT SPÉCIAL – Un croquis de la Une définition de la famille de classe moyenne Il n’existe pas de définition de la « famille de classe moyenne » en termes de ses revenus, et cela malgré le fait que ce groupe soit souvent cité comme source de préoccupation par les gouvernants et par les gens d’affaires. Pour les fins de notre Supplément spécial, les familles de classe moyenne seront définies comme étant les familles qui composent, au chapitre des revenus, le quintile (soit 20 %) médian de toutes les familles canadiennes comptant deux personnes ou plus. Cette famille de classe moyenne disposait, en 2003, d’un revenu après transferts et impôts s’élevant à environ 52 300 $, le seuil supérieur étant fixé à 60 000 $ et le seuil inférieur à 44 600 $. Pour une famille du quintile inférieur (les 20 % les plus pauvres), le revenu moyen se situe à 21 500 $, et pour une famille du quintile supérieur (les 20 % les plus riches), à 118 100 $. Les revenus marquaient une reprise après le déclin dû à la récession… jusqu’à récemment Cette famille de classe moyenne a souffert des effets de la récession du début des années 1990, voyant son revenu moyen passer de 48 800 $ en 1990 à 45 900 $ en 1993. Cette chute de 2 900 $ en chiffres réels a eu des effets considérables. Les revenus moyens ont continué à plafonner jusqu’en 1998, puis ont entamé une nouvelle progression, qui s’est poursuivie jusqu’en 2001, où les revenus ont atteint 52 300 $. Les revenus moyens ont une fois de plus plafonné à ce niveau pendant deux ans, et demeurent depuis proches de ce seuil. La famille de classe moyenne a donc vu son revenu moyen s’accroître d’environ 7 %, entre 1990 et 2003. À titre de comparaison, le revenu moyen pour l’ensemble des familles comptant deux personnes ou plus s’est accru de 12 %, pour la même période (voir l’annexe A)
Incroyable mais vrai… les impôts sur le revenu de la classe moyenne sont en baisse Une famille de classe moyenne payait, en 1990, des impôts s’élevant en moyenne à 10 400 $. Ce chiffre a fléchi au cours de la récession, en accord avec le fléchissement des revenus, puis est demeuré stable pendant plusieurs années, et a marqué un net recul en 2001, de concert avec l’accélération des réductions d’impôt. Si l’on observe la période couvrant les années 1990 à 2003 en son entier, les contributions fiscales de la classe moyenne ont accusé une baisse supérieure à 17 %. Les recettes de transferts accordés ont été plus variables, sur l’entier de la période, mais en 2003 ils se chiffraient en moyenne à environ 7 100 $, une augmentation de plus de 16 % par rapport à 1990. En 1990, la famille de classe moyenne payait en moyenne 4 300 $ de plus, en impôts sur le revenu, qu’il ne recevait sous forme de transferts. On peut dire que cela constituait leur contribution nette à la société via les mécanismes publics. Cette contribution nette était tombée à 1 500 en 2003, ce qui représente un déclin de presque les deux tiers au cours de la période sous étude.
Et alors, de quelle part de l’assiette globale des revenus dispose la classe moyenne ? En date de 2003, la famille de classe moyenne disposait de 17,5 % de tous les revenus (après transferts et impôts) générés par l’ensemble des familles comptant deux personnes ou plus. Selon notre définition, les familles du quintile médian disposaient d’une part moins équitable de l’assiette : les familles du quintile inférieur disposaient d’une part équivalant à 7,2 % du total, et le quintile supérieur d’une part équivalant à 39,4 % du total (voir l’annexe A). Les variations par province sont minimes. En 2003, une famille de classe moyenne à Terre-Neuve disposait de 17,4 % du total de l’assiette de revenus familiaux de cette province. C’est en Nouvelle-Écosse et en Saskatchewan que les familles de la classe moyenne disposaient de la part la plus grande : elle se chiffrait à 18 % de l’assiette provinciale totale.
Quelques caractéristiques des familles de classe moyenne Parmi les familles de classe moyenne (d’après le revenu total avant taxes), les données xi indiquent que dans environ 12 % des cas, le plus âgé des partenaires du couple aura moins de 35 ans; dans environ 27 % des cas, il ou elle aura entre 35 et 44 ans, dans environ 31 % des cas, entre 45 et 54 ans, dans environ 19 % des cas, entre 55 et 64 ans, et dans les 11 % restants, plus de 65 ans. Ces mêmes données nous apprennent qu’environ 33 % de tous les couples de familles de classe moyenne n’ont pas d’enfants à la maison; environ 25 % ont un enfant vivant à la maison, environ 30 % ont deux enfants à la maison, et les autres couples ont trois enfants ou plus vivant à la maison. Le tableau 5 présente des indicateurs pour tous les ménages (familles et individus libres de liens familiaux) à plusieurs rubriques. Nous pouvons constater entre autres les caractéristiques suivantes :
Merci d’avoir lu ce rapport. Nous vous invitons à le faire circuler. Pour consulter les rapports des précédentes années, visitez le http://www.ivfamille.ca/library/publications/publications_fr.html Nous serons de retour l’an prochain.
Notes en fin de texte et autres sources de renseignements concernant les graphiques i Banque du Canada, Rapport sur la politique monétaire, octobre 2005. http://www.banqueducanada.ca/ ii Pollara Inc, voir reportage au : http://www.mytelus.com/money/news/article.do?pageID=ex_business/ iii People Patterns Consulting, Canada Job Trends Update 2005–National and Provincial Labour Markets, mars 2005 ( www.peoplepatternsconsulting.com ) iv Statistique Canada, Division des données régionales et administratives. (Remarque : Ces chiffres sont issus de données sur l’impôt sur le revenu; les données fédérales et provinciales sont disponibles sans frais, et les données régionales et locales sont disponibles contre paiement. Consulter la publication Le Quotidien de Statistique Canada pour les publications les plus récentes à ce sujet.) v René Morissette et Garnett Picot, Le travail peu rémunéré et les familles économiquement vulnérables depuis vingt ans, Statistique Canada, avril 2005, No au catalogue : 11F0019MIF2005 no 248 (www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=11F0019M2005248) vi Statistique Canada, Les habitudes de dépenses au Canada, 2003, No au catalogue : 62-202-XIF ( www.statcan.ca:80/bsolc/francais/bsolc?catno=62-202-X ) vii Cette mesure a été créée par l’auteur. Le ‘taux d’endettement annuel’ est constitué du ratio entre l’augmentation de la dette totale du ménage et le total du revenu personnel disponible totale du ménage, pour une année donnée. Le concept est semblable à celui du taux d’épargne des particuliers, mais vise à mesurer les sommes ajoutées chaque année aux dettes des particuliers, au lieu des sommes ajoutées chaque année à leurs économies. viii Marchés mondiaux, CIBC, Household Credit Analysis, (rapport d’analyse du crédit aux ménages), 21 novembre 2005 ix Henrietta Ross, The Ontario Association of Credit Counselling Services, tiré d’une présentation au Comité sénatorial permanent des banques et du commerce, le jeudi 3 février 2005. x Informations tirées d’un sondage Décima commandé par le Groupe Investors. Relevé dans le Globe and Mail, édition du 23 juillet 2005. xi Estimation établie à partir de données de Statistique Canada, Division des données régionales et administratives, tableaux 04 et 05. (Remarque : voir aussi la note iii ci-dessus, pour de plus amples détails touchant ces données.) Principales sources de données publiées par Statistique Canada utilisées pour la rédaction du présent rapport
Remarque : Les données touchant le nombre des ménages pour les années 1990 à 2003 sont tirées de la publication Le revenu au Canada, 2003 de Statistique Canada. On a estimé que le nombre des ménages pour 2004 et 2005 connaissait le même taux de croissance qu’en 2003. |
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