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L'État actuel du budget de la famille canadienne - Rapport 1999 par Roger Sauvé, People Patterns Consulting (1999)
INTRODUCTION ET NOTE TECHNIQUE
Ce rapport annuel porte sur l'état actuel du budget des familles et des ménages. Il examine les tendances à court terme et certains aspects relatifs aux tendances à plus long terme abordées dans Tendances des revenus, des dépenses, de l'épargne et de l'endettement des familles canadiennes, publié au début de l'année 1999. On peut obtenir ce document auprès de l'Institut Vanier de la famille au coût de 10 $ ou le consulter gratuitement dans notre site Web, www.ivfamille.ca.
Le rapport porte principalement sur le budget familial. Malheureusement, les plus récentes mesures du revenu familial se rapportent à l'année 1997, et les plus récentes données concernant la main-d'œuvre familiale se rapportent à l'année 1998. Il n'existe pas de mesures relatives à l'épargne et à l'endettement des familles. Par contre, des données plus récentes sur le secteur domestique ont permis de réaliser des estimations pour tous les ménages. Le terme »ménages« désigne ici les familles et les individus libres de liens familiaux, et les ménages familiaux représentent environ 68 % de tous les ménages. Dans l'ensemble, les tendances récentes observées dans les ménages donnent une bonne idée de ce qui se passe dans les familles. Les estimations sont cependant révisibles.
Toutes les mesures ont été converties en fonction de la famille ou du ménage. La plupart des estimations en dollars sont présentées en dollars constants de 1997 et reflètent donc l'évolution réelle du pouvoir d'achat après inflation. Le terme »réel« fait référence à ce qui se serait passé en l'absence d'inflation.
De façon générale, l'analyse porte sur les années 1990 et plus particulièrement sur la période de récupération qui a débuté en 1992. Les graphiques couvrent toutes les années depuis 1989, jusqu'à la dernière année pour laquelle les données sont disponibles. Les tableaux présentent les données de 1989 (le dernier sommet pour l'ensemble de l'économie), de 1992 (le creux du début de la récession) et de la dernière année pour lesquelles elles sont disponibles, ainsi que le taux de variation entre celles-ci. Les cellules ombragées mettent en évidence la détérioration des indicateurs retenus.
Bien que le rapport ait une portée nationale, certaines données relatives aux revenus des familles et aux taux de faible revenu (pauvreté) sont présentées par province dans les tableaux A et B, en annexe. Les données sont aussi ventilées selon le type de famille et le groupe d'âge. Ces tableaux devraient faire l'objet d'une mise à jour annuelle.
À la fin du rapport, on trouvera la liste d'autres sources de données qui ont servi à l'élaboration des graphiques 1 à 13.
Les opinions exprimées dans le présent rapport sont strictement celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de l'Institut Vanier de la famille. L'auteur, Roger Sauvé, assume la responsabilité de toute erreur ou omission. On peut rejoindre Roger Sauvé par téléphone au (403) 938-0071, par télécopieur au (403) 938-9271, par courriel à rsauve@telusplanet.net, ou par le biais de son site Web, www.telusplanet.net/public/rsauve.
FAITS SAILLANTS - UNE RÉCUPÉRATION «DÉFICITAIRE» — Les familles, tout comme les ménages, ont subi une récupération »déficitaire« à la suite de la récession du début des années 1990. La baisse des revenus moyens réels après impôt est attribuable au taux de chômage toujours élevé, à la réduction des paiements de transfert de l'État et à l'augmentation des impôts.
- RÉVOLTE CONTRE LES IMPÔTS OU CONTRE LA RÉMUNÉRATION? —Si l'on considère la décennie dans son ensemble, la soi-disant «révolte contre les impôts» serait davantage une réaction à la chute du revenu réel qu'à l'augmentation des impôts. Assez curieusement, en dollars réels l'impôt des familles est resté stable dans les années 1990, mais il a augmenté en termes de pourcentage du revenu.
- LA PLUPART DES NOUVEAUX EMPLOIS RÉMUNÉRÉS SONT COMBLÉS PAR LES CONJOINTS PLUTÔT QUE PAR LES CHEFS DE FAMILLE —La chute du revenu réel a été accentuée par un renversement de situation : le rôle de soutien de famille, traditionnellement assumé par le chef de famille au revenu supérieur, est de plus en plus assumé par le conjoint au revenu inférieur.
- LE TAUX DE PAUVRETÉ A AUGMENTÉ AU COURS DE LA DÉCENNIE —La chute du revenu réel a entraîné une augmentation du nombre de familles à faible revenu (pauvres).
- MAIS LES DÉPENSES AUGMENTENT TOUJOURS —Les ménages restent optimistes. La croissance soutenue des dépenses des ménages est financée par le marché haussier, le bas niveau record de l'épargne et l'augmentation des emprunts. La valeur nette des ménages s'est appréciée jusqu'en 1997, puis a reculé légèrement. Cependant, les familles à faible revenu n'ont pas profité de la vigueur du marché boursier.
- BOND SPECTACULAIRE DES DÉPENSES DE LOISIR —La récupération a été alimentée par une croissance réelle à deux chiffres des dépenses moyennes des ménages au chapitre des loisir, des soins de santé et du transport. Par contre, les dépenses en produits d'alimentation ont baissé.
- L'ENDETTEMENT ATTEINT SON POINT CULMINANT —L'endettement croissant des familles et des ménages risque de leur causer de sérieux ennuis. En effet, quatre importants indicateurs de l'endettement atteignent des sommets records alors que le taux d'épargne annuel est au plus bas.
 L'ÉCONOMIE CANADIENNE POURSUIT SON EXPANSION
En 1999, l'économie a poursuivi son expansion amorcée à la suite de l'importante récession du début des années 1990. Les prévisionnistes des secteurs privé et public prévoient qu'elle continuera de progresser en l'an 2000, mais plus lentement qu'en 1999.
Le nombre d'emplois occupés par des Canadiens a augmenté de 350 000 en 1999 et devrait augmenter encore d'environ 225 000 en l'an 2000. Le taux de chômage a glissé sous les 8 % pour la première fois au cours des dix dernières années, et devrait se stabiliser ou diminuer légèrement en l'an 2000 (ce taux est inférieur à 5 % aux États-Unis). Environ 1,3 million de personnes étaient encore sans emploi à l'automne 1999, comparativement à 1,6 million en 1992 et 1993, et à 1,1 million en 1989. Le taux relativement élevé du chômage a freiné l'évolution des salaires hebdomadaires moyens, des honoraires du marché et du revenu familial.
 LA PLUPART DES NOUVEAUX EMPLOIS RÉMUNÉRÉS SONT COMBLÉS PAR LES CONJOINTS PLUTÔT QUE PAR LES CHEFS DE FAMILLE
La vitesse à laquelle la composition des travailleurs au sein des familles a évolué au cours des dix dernières années a de quoi étonner. En 1998, 5 362 000 chefs de famille occupaient un emploi, soit à peine 56 000 de plus qu'en 1989. Au cours de la même période l'emploi des conjoints a fait un bond de plus de 900 000, une augmentation de plus de 25 %, l'emploi des jeunes a baissé et les différents membres de la famille ont été plus nombreux à occuper un emploi.
Le taux d'emploi rémunéré a changé dans tous les groupes. En 1989, environ 72 % des chefs de famille, mais à peine 57 % des conjoints, occupaient un emploi rémunéré. En 1998, le taux d'emploi des conjoints atteignait 65 % alors que celui des chefs de famille reculait à 64 %. Curieusement, on remarque que depuis deux ans les conjoints sont plus susceptibles d'occuper un emploi rémunéré que les chefs de famille. Enfin, le taux d'emploi des jeunes a baissé de 61 % en 1989 à 53 % en 1998.
Les causes de ces bouleversements sont encore difficiles à identifier. Il est peu probable qu'ils soient liés à la retraite car, dans les familles dont le chef est âgé de moins de 55 ans, le taux d'emploi des conjoints est plus élevé. Cette tendance pourrait s'expliquer partiellement par la détérioration globale de la situation des hommes au sein de la main-d'œuvre, tant du point de vue de l'emploi que du revenu.
Le déplacement de la dépendance vers les conjoints s'est accompagné d'une diminution du pourcentage des familles à double revenu dans les années 1990. Les vingt années précédentes avaient été marquées par la progression de l'emploi des chefs de famille et des conjoints et par la hausse du nombre de familles à double revenu.
Ces changements ont eu un impact négatif sur les revenus des familles car les conjoints ont habituellement un revenu inférieur à la moitié de celui des chefs de familles. La diminution du nombre de familles bi-actives a également contribué à réduire le revenu des familles.
 BAISSE CONSTANTE DU REVENU DES FAMILLES ET DES MÉNAGES
Selon la plus récente estimation officielle du revenu des familles, en 1997, le revenu réel moyen après impôt des familles est descendu de 48 300 $ en 1989 à 45 600 $ en 1997, soit une baisse de 2 700 $ ou 5,6 %. Le revenu des familles a diminué au cours de six des neuf dernières années, y compris 1997.
Une autre mesure pertinente révèle que le revenu des ménages (familles et individus libres de liens familiaux) a chuté de 47 000 $ en 1989 à 42 400 $ au cours de la première moitié de l'année 1999. Compte tenu de la relation directionnelle qui existe entre les deux, il est fort probable que le revenu moyen des familles ait aussi stagné jusqu'en 1999.
 IMPÔT «RÉEL» STABLE DEPUIS 1989
Les principales sources de revenu de la famille moyenne sont les traitements et les salaires. Les autres sources de revenu marchand sont les revenus de placement, de pension et de régimes de retraite privés. Le revenu marchand par famille a fondu de 7,2 % entre le sommet de 1989 et le creux de la récession en 1992. Entre 1992 et 1997, il a repris à peine 1,3 % et il est encore inférieur de 6,1 % par rapport au sommet de 1989 (voir le Tableau 1).
Les paiements de transfert de l'État ont été comprimés de près de 10 % depuis 1992, entraînant une légère baisse du revenu monétaire total. La réduction des prestations d'assurance-emploi est la plus grande responsable à cet égard. Les paiements de transfert de l'État comptent maintenant pour 11,3 % du revenu monétaire total de toutes les familles, mais pour 69 % du revenu monétaire total des familles les plus pauvres (quintile inférieur) et seulement 2 % de celui des familles les plus riches (quintile supérieur).
Surprise! En moyenne, l'impôt réel payé par les familles a baissé de quelques dollars au cours des dix dernières années. Il a en effet diminué durant la récession pour ensuite augmenter du même montant lors de la récupération. Cependant, combiné à la chute du revenu monétaire total, cet impôt stable s'est traduit par une augmentation du taux d'impôt (% du revenu monétaire total) qui est passé de 19,3 % en 1989 à 20,2 % en 1997. Si l'on considère l'ensemble de la décade, la révolte des impôts serait attribuable à la baisse du revenu monétaire réel plutôt qu'à une hausse rapide de l'impôt réel des familles. En 1997, le taux d'imposition des familles du quintile inférieur était de 7,4 % et celui des familles du quintile supérieur s'élevait à 37,5 %. TABLEAU 1 - Déterminants du revenu moyen réel des familles(les cellules ombragées indiquent les périodes où les revenus, les paiements de transfert ou les impôts ont diminué) | | | 1989 | 1992 | 1997 | 97/89 | 92/89 | 97/92 | | | Sommet* | Creux* | Dernière année* | Différence entre le sommet et la dernière année (%) | Différence entre le sommet et le creux (%) | Différence entre le creux et la dernière année (%) | | | Revenu moyen en dollars constants de 1997 | | | Revenu marchand (gains, etc.) | 53 938 $ | 50 044 $ | 50 672 $ | -6,1 | -7,2 | 1,3 | | PLUS : Paiements de transfert de l'État aux familles | 5 925 $ | 7 179 $ | 6 474 $ | 9,3 | 21,2 | -9,8 | | ÉGALE : Revenu monétaire total | 59 863 $ | 57 223 $ | 57 146 $ | -4,5 | -4,4 | -0,1 | | MOINS : Impôt | 11 552 $ | 11 030 $ | 11 541 $ | -0,1 | -4,5 | 4,6 | | ÉGALE : Revenu après impôt | 48 311 $ | 46 193 $ | 45 605 $ | -5,6 | -4,4 | -1,3 | | * Le sommet fait référence à 1989, année où l'économie canadienne était la plus vigoureuse, et le creux fait référence à 1992, année où la récession était à son point bas. 1997 est la dernière année pour laquelle les données sont disponibles. | | Source : People Patterns Consulting, d'après les données de Statistiques Canada, Revenu après impôt : répartition selon la taille du revenu au Canada, 1997. | UNE RÉCUPÉRATION «DÉFICITAIRE» POUR LA PLUPART DES FAMILLES
Curieusement, même si l'économie dans son ensemble a repris de la vigueur à la suite de la récession du début des années 1990, en moyenne le revenu des familles s'est amenuisé. Cela vaut pour la plupart des types de familles (voir l'Annexe A pour de plus amples détails).
Si l'on considère le type de famille, entre 1992 et 1997 les plus importantes baisses de revenu familial après impôt ont touché les familles monoparentales ayant un chef masculin (-7,0 %), les couples mariés sans enfants et à revenu unique (-6,4 %) et les ménages dont le chef est âgé de 60 à 64 ans (-9,0 %). La ventilation par province révèle que les familles de Terre-Neuve (-9,6 %), de la Saskatchewan (-9,1 %) et de la Nouvelle-Écosse (-8,8 %) ont subi les baisses les plus importantes.
Les seules catégories qui ont amélioré leur situation durant la période de récupération sont les couples âgés (+2,2 %), les autres familles âgées (+3,2 %), les familles dont le chef est âgé de moins de 25 ans (+5,2 %) et celles dont le chef est âgé de 65 ans et plus. Il est important de souligner que les familles dont le chef est âgé de moins de 25 ans avaient subi une baisse importante de plus de 14 % durant la récession. CROISSANCE DU TAUX DE FAIBLE REVENU (PAUVRETÉ) AU COURS DES DIX DERNIÈRES ANNÉES
La baisse des revenus monétaires réels a fait grimper le nombre de familles à faible revenu (pauvres). La situation s'est nettement détériorée, le taux de bas revenus passant de 11,1 % en 1989 à 13,5 % en 1992, atteignant même 14,6 % en 1993. En 1997, il était toujours de 14 %.
Selon Statistiques Canada, une famille à faible revenu consacre plus de 54,7 % de son revenu monétaire total (incluant les paiements de transfert, mais avant impôt) à l'alimentation, au logement et à l'habillement.
 LES FAMILLES JEUNES ET LES FAMILLES AVEC ENFANTS SONT LES PLUS TOUCHÉES PAR LA HAUSSE DE LA PAUVRETÉ
Le tableau de l'Annexe B montre la répartition des taux de faibles revenus par type de famille, par groupe d'âge et par province. Les cellules ombragées mettent en évidence les périodes où la situation s'est dégradée.
Entre 1989 et 1997, les taux de faibles revenus ont augmenté dans presque tous les groupes. Durant cette période, l'augmentation a touché plus durement les familles dont le chef était âgé de moins de 25 ans (de 28 % à 43 %), les couples mariés avec enfants et à revenu unique (de 20 % à 26 %), les familles ayant un chef âgé de 25 à 34 ans (de 14 % à 19 %) et les familles ayant un chef âgé de 55 à 64 ans (de 10 % à 14 %). Dans le groupe des 55 à 64 ans, la tendance contraste fortement avec l'amélioration observée dans le groupe des 65 ans et plus.
Durant la période de récupération des années 1992 à 1997, la situation s'est légèrement améliorée en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve. Des petits progrès ont aussi été remarqués chez les personnes âgées et les familles monoparentales ayant un chef féminin.
Les familles monoparentales ayant un chef féminin (56 %), celles dont le chef est âgé de moins de 25 ans (43 %) et les couples mariés avec enfants et à revenu unique (26 %) ont connu les pires taux de faibles revenus en 1997.
 MALGRÉ TOUT, LES CHEFS DE MÉNAGE SONT OPTIMISTES
Un récent sondage Angus Reid/Globe and Mail révèle que les ménages canadiens craignent de moins en moins le chômage(1). En juillet 1999, seulement 20 % des répondants disaient connaître une personne de leur ménage qui avait peur d'être mise à pied ou de perdre son emploi, le taux le plus bas depuis 1990. Une telle confiance incite à la dépense. Au milieu de l'année 1999, une forte proportion de Canadiens estimaient que le moment était opportun pour effectuer un achat important.
 POURQUOI LES MÉNAGES SONT-ILS SI OPTIMISTES?
En moyenne, bien que leur revenu réel ait baissé, les ménages canadiens dépensent plus. Cela pourrait s'expliquer par l'appréciation rapide de la valeur des actions qu'ils détiennent, personnellement ou dans le cadre de régimes de retraite d'entreprise. Cette valeur est passée en moyenne d'environ 26 000 $ au début des années 1990 à 41 600 $ en 1998. De nombreux Canadiens peuvent se sentir beaucoup plus riches qu'ils ne l'étaient quelques années auparavant. Certains ménages choisissent de dépenser une partie de cette nouvelle richesse alors que d'autres s'en servent pour emprunter. Les familles qui détiennent peu ou pas d'actions peuvent cependant être contraintes d'emprunter pour pouvoir dépenser.
Par ailleurs, le taux d'épargne des particuliers, qui dépassait les 10 % en 1989 et au début des années 1990, est tombé à des bas niveaux records ces trois dernières années, ce qui a favorisé la dépense.
 LES MÉNAGES RISQUENT DE S'ATTIRER DES PROBLÈMES
Les dépenses des ménages pourraient être freinées par une correction du marché boursier, un ralentissement de l'économie, une hausse des taux d'intérêt ou des problèmes d'endettement.
Certains indicateurs de l'endettement ont maintenant atteint des sommets records.
L'année 1998 a été marquée par de nouveaux records. La dette totale accumulée par ménage, qui représentait 92 % du revenu après impôt en 1989, s'élevait à 114 % de celui-ci en 1998. Le crédit à la consommation bondissait à 60 % de la valeur des biens durables et le crédit hypothécaire atteignait 35 % de la valeur foncière et immobilière. L'endettement total s'est aussi accru, passant de 18 % à 19 % de l'actif total. Cette dernière hausse ne semble peut-être pas significative, mais il ne faut pas oublier que l'augmentation de la valeur de l'actif est en grande partie attribuable à l'appréciation importante de la valeur des actions et des régimes de retraite, plus sensibles aux corrections à court terme. La bonne nouvelle, c'est que les taux d'intérêts créditeurs sont relativement bas dans l'ensemble.
De nombreux ménages ont aussi de la difficulté à épargner en vue de la retraite. En 1997, ils n'ont utilisé que 13,5 % de leurs droits de cotisation à un REER, comparativement à plus de 25 % en 1991 et à 18 % en 1992(2). En 1997, seulement 30 % des contribuables admissibles ont cotisé à leur REER, un recul par rapport aux 32 % enregistrés en 1991.
La cotisation au REER varie en fonction du revenu. En 1996, les déclarants dont le revenu était inférieur à 10 000 $ n'ont versé en moyenne que 684 $ à leur REER. Par contre, cette contribution atteignait près de 6 000 $ chez les déclarants ayant un revenu supérieur à 80 000 $(3).
 HAUSSE DES DÉPENSES MALGRÉ LA BAISSE DU REVENU RÉEL
Les dépenses des ménages ont continué de progresser en 1999 (voir le Graphique 1).
Selon les données annuelles de 1998, les ménages ont dépensé en moyenne plus de 41 000 $ pour acquérir divers biens et services. Le niveau des dépenses a baissé de 4,6 % durant la récession pour ensuite augmenter de 6,4 % durant la période de récupération. Malgré un recul d'environ 9 % du revenu après impôt des ménages entre 1989 et 1998, les dépenses totales, excluant les différentes formes d'épargne telles que les cotisations aux régimes de retraite et aux REER, ont progressé de 1,5 %.
Durant la période de récupération, les dépenses des ménages ont connu une hausse à deux chiffres au chapitre de l'équipement et des services de loisir (+34 %), des soins médicaux et de santé (+16 %) et du transport et des communications (+12 %). Par contre, l'achat de produits d'épicerie, d'alcool et de tabac a diminué. Enfin, on a observé une légère augmentation des dépenses relatives à la lecture, au divertissement, à l'éducation et aux activités culturelles (+2 %), au logement, au combustible et à l'électricité (+3 %) et aux meubles de ménage, aux fournitures et accessoires d'ameublement de maison et à l'équipement ménager (+5 %). TABLEAU 2 - Principales composantes des dépenses moyennes réelles des ménages| (les cellules ombragées indiquent les périodes où les dépenses ont diminué) | | | 1989 | 1992 | 1998 | 98/89 | 92/89 | 98/92 | | | Sommet* | Creux* | Dernière année | Différence entre le sommet et la dernière année (%) | Différence entre le sommet et le creux (%) | Différence entre le creux et la dernière année (%) | | | Dépenses moyennes par ménage en dollars constants de 1997 | | | Produits d'épicerie/alcool/tabac | 6 413 $ | 5 876 $ | 5 843 $ | -8,9 | -8,4 | -0,6 | | Restaurant/hébergement | 3 200 $ | 2 701 $ | 2 887 $ | -9,8 | -15,6 | 6,9 | | Vêtements/chaussures | 2 396 $ | 2 007 $ | 2 186 $ | -8,8 | -16,2 | 8,9 | | Logement/combustible/électricité | 9 174 $ | 9 417 $ | 9 697 $ | 5,7 | 2,6 | 3,0 | | Ameublement/équipement ménager | 3 664 $ | 3 297 $ | 3 453 $ | -5,8 | -10,0 | 4,7 | | Soins médicaux et de santé | 1 599 $ | 1 586 $ | 1 836 $ | 14,6 | -0,8 | 15,8 | | Transport/communications | 6 481 $ | 5 819 $ | 6 488 $ | 0,1 | -10,2 | 11,5 | | Lecture/divertissement/éducation/ culture | 1 125 $ | 1 049 $ | 1 074 $ | -4,5 | -6,8 | 2,4 | | Équipement et services de loisir Autres | 2 583 $ | 2 474 $ | 3 321 $ | 28,6 | -4,2 | 34,2 | | Autres | 3 871 $ | 4 425 $ | 4 347 $ | 12,3 | 14,3 | -1,8 | | Total | 40 506 $ | 38 651 $ | 41 132 $ | 1,5 | -4,6 | 6,4 | | * Le sommet fait référence à 1989, année où l'économie canadienne était la plus vigoureuse, et le creux fait référence à 1992, année où la récession était à son point bas. 1997 est la dernière année pour laquelle les données sont disponibles. | | Source : People Patterns Consulting, d'après les données de Statistiques Canada, Comptes économiques et financiers nationaux. | UN APERÇU DES DÉPENSES DE LOISIR Le bond spectaculaire des dépenses de loisir pourrait être lié à l'appréciation rapide de la valeur des actions. Les familles du quintile supérieur contrôlent environ les deux tiers de la richesse totale. Le raffermissement du marché a provoqué un accroissement rapide de la richesse de ce groupe (voir le Graphique 13), et donc de ses dépenses. En 1996, les ménages du quintile supérieur assumaient plus de 40 % de toutes les dépenses de loisir. Ces ménages consacraient aussi plus de la moitié de leurs dépenses aux articles de golf et aux droits d'adhésion, aux sports de balle et aux droits d'adhésion, au matériel de ski alpin et aux frais qui s'y rattachent, à la location d'équipement de véhicules de loisir, à l'achat de billets de hockey et aux colonies de vacances(4). LA VALEUR NETTE GLISSE LÉGÈREMENT EN 1998
En 1998, les ménages avaient en moyenne un actif total (financier et non financier) d'environ 249 000 $ (voir le Tableau 3) et un passif global de 47 400 $, en dollars de 1997. En soustrayant le passif global de l'actif total, on obtient une valeur nette de 201 600 $. La valeur nette a progressé rapidement jusqu'en 1997, puis elle a reculé très légèrement en 1998. La répartition est, ici aussi, très importante. En effet, les familles du quintile inférieur (les plus pauvres) n'ont pratiquement aucune valeur nette alors que celles du quintile supérieur (les plus riches) se partagent environ les deux tiers de la valeur nette.
 LES ACTIONS ET LES RÉGIMES DE RETRAITE REPRÉSENTENT MAINTENANT LES DEUX TIERS DES ACTIFS FINANCIERS
L'accroissement de la valeur de l'actif des ménages est pratiquement entièrement attribuable à l'appréciation de plus de 17 % de l'actif financier depuis 1992 (voir le Tableau 3). La valeur de l'actif détenu dans les actions et les régimes de retraite (constitués en grande partie d'actions) a bondi de près de 50 % par ménage au cours de la période de récupération. Les actions et les régimes de retraite comptent maintenant pour environ les deux tiers de l'actif financier total, comparativement à moins de la moitié au creux de la récession. Leur valeur est passée du quart de l'actif total en 1989 au tiers de celui-ci en 1998.
La valeur des autres éléments d'actifs financiers, dont la monnaie, les placements et les obligations d'épargne du Canada, a par contre baissé au cours de la période de récupération et dans les dix dernières années. Les ménages ont transféré une part croissante de leurs actifs financiers dans des placements plus risqués, plus volatiles et offrant des perspectives de rendement plus élevé.
La dette totale a progressé plus rapidement que l'actif au cours des dix dernières années et durant la période de récupération, et certains ratios d'endettement atteignent maintenant des niveaux records. TABLEAU 3 - Principales composantes de la valeur nette moyenne des ménages| (les cellules ombragées indiquent les périodes où les indicateurs ont baissé) | | | 1989 | 1992 | 1998 | 98/89 | 92/89 | 98/92 | | | Sommet* | Creux* | Dernière année* | Différence entre le sommet et la dernière année (%) | Différence entre le sommet et le creux (%) | Différence entre le creux et la dernière année (%) | | | Moyenne par ménage en dollars constants de 1997 | | | PLUS : Actif total | 231 772 $ | 225 741 $ | 248 971 $ | 7,4 | -2,6 | 10,3 | | Actifs financiers | 118 258 $ | 119 713 $ | 139 824 $ | 18,2 | 1,2 | 16,8 | | actions et régimes de pension | 58 314 $ | 60 797 $ | 89 411 $ | 53,3 | 4,3 | 47,1 | | Actifs non financiers | 113 514 $ | 106 028 $ | 109 097 $ | -3,9 | -6,6 | 2,9 | | MOINS : Dette totale | 42 280 $ | 41 957 $ | 47 400 $ | 12,1 | -0,8 | 13,0 | | EGALE : Valeur nette | 189 492 $ | 183 784 $ | 201 571 $ | 6,4 | -3,0 | 9,7 | | * Le sommet fait référence à 1989, année où l'économie canadienne était la plus vigoureuse, et le creux fait référence à 1992, année où la récession était à son point bas. 1997 est la dernière année pour laquelle les données sont disponibles. | | Source : People Patterns Consulting, d'après les données de Statistiques Canada, Les comptes du bilan national. | LA PLUPART DES GAINS ONT ÉTÉ RÉALISÉS PAR LES MÉNAGES LES PLUS RICHES
La répartition revêt une grande importance. En effet, l'actif et la dette des ménages des deux quintiles inférieurs (40 %) ont connu une évolution négative en 1997. Pour leur part, les ménages du quintile médian ont réalisé de faibles gains positifs et ceux du quintile supérieur ont réalisé d'importants gains équivalant à plus de 17 % de leurs revenus élevés.

ANNEXE A - Revenu réel moyen des familles, après paiements de transfert et avant impôt(les cellules ombragées indiquent les périodes où les revenus ont baissé)
| | | 1989 | 1992 | 1997 | 97/89 | 92/89 | 97/92 | | Sommet* | Creux* | Dernière année* | Différence entre le sommet et la dernière année (%) | Différence entre le sommet et le creux (%) | Différence entre le creux et la dernière année (%) | Revenu moyen en dollars constants de 1997
| | | Toutes les familles | 48 311 $ | 46 193 $ | 45 605 $ | -5,6 | -4,4 | -1,3 | Familles âgées
| | Couples âgés | 35 125 $ | 33 597 $ | 34 346 $ | -2,2 | -4,4 | 2,2 | | Autres familles âgées | 47 054 $ | 43 921 $ | 45 311 | -3,7 | -6,7 | 3,2 | Familles plus jeunes
| | Couples mariés sans enfants | 45 956 $ | 47 276 $ | 44 350 $ | -3,5 | 2,9 | >-6,2 | | revenu unique | 39 261 $ | 37 034 $ | 34 674 $ | -11,7 | -5,7 | -6,4 | | double revenu | 50 411 $ | 52 993 $ | 50 484 $ | 0,1 | 5,1 | -4,7 | | Couples mariés avec enfants | 53 367 $ | 51 228 $ | 50 860 $ | -4,7 | -4,0 | -0,7 | | revenu unique | 40 151 $ | 37 405 $ | 37 002 $ | -7,8 | -6,8 | -1,1 | | double revenu | 52 249 $ | 52 337 $ | 52 007 $ | -0,5 | 0,2 | -0,6 | | Monoparentale - Chef féminin | 23 828 $ | 22 787 $ | 22 493 $ | -5,6 | -4,4 | -1,3 | | Monoparentale - Chef masculin | 39 675 $ | 34 047 $ | 31 670 $ | -20,2 | -14,2 | -7,0 | Toutes les familles, selon l'âge du chef de famille
| | Moins de 25 ans | 31 679 $ | 27 165 $ | 28 591 $ | -9,7 | -14,2 | 5,2 | | 25-34 ans | 43 252 $ | 41 582 $ | 41 529 $ | -4,0 | -3,9 | -0,1 | | 35-44 ans | 53 295 $ | 49 675 $ | 48 033 $ | -9,9 | -6,8 | -3,3 | | 45-54 ans | 58 744 $ | 56 351 $ | 53 791 $ | -8,4 | -3,8 | -4,8 | | 55-59 ans | 53 987 $ | 51 157 $ | 49 846 $ | -7,7 | -5,2 | -2,6 | | 60-64 ans | 47 450 $ | 47 154 $ | 42 892 $ | -9,6 | -0,6 | -9,0 | | 65 ans et plus | 39 067 $ | 37 028 $ | 37 124 $ | -5,0 | -5,2 | 0,3 | Toutes les familles, selon la province
| | Terre-Neuve | 40 530 $ | 38 361 $ | 34 686 $ | -14,4 | -5,4 | -9,6 | | Île du Prince-Édouard | 39 796 $ | 39 637 $ | 38 511 $ | -3,2 | -0,4 | -2,8 | | Nouvelle-Écosse | 43 262 $ | 41 391 $ | 37 731 $ | -12,8 | -4,3 | -8,8 | | Nouveau-Brunswick | 40 785 $ | 41 289 $ | 38 350 $ | -6,0 | 1,2 | -7,1 | | Québec | 43 059 $ | 41 152 $ | 39 970 $ | -7,2 | -4,4 | -2,9 | | Ontario | 54 939 $ | 50 797 $ | 50 812 $ | -7,5 | -7,5 | 0,0 | | Manitoba | 47 258 $ | 45 943 $ | 43 553 $ | -7,8 | -2,8 | -5,2 | | Saskatchewan | 43 230 $ | 44 081 $ | 40 084 $ | -7,3 | 2,0 | -9,1 | | Alberta | 50 350 $ | 48 725 $ | 47 160 $ | -6,3 | -3,2 | -3,2 | | Colombie-Britannique | 50 156 $ | 49 957 $ | 47 678 $ | -4,9 | -0,4 | -4,6 | | * Le sommet fait référence à 1989, année où l'économie canadienne était la plus vigoureuse, et le creux fait référence à 1992, année où la récession était à son point bas. 1997 est la dernière année pour laquelle les données sont disponibles. | | Source : People Patterns Consulting, d'après les données de Statistiques Canada, Revenu après impôt : répartition selon la taille du revenu, 1997. |
Annexe B - Familles à faible revenu (pauvres), après paiements de transfert et avant impôt(les cellules ombragées indiquent les périodes où les taux de faible revenu ont augmenté)
| | | 1989 | 1992 | 1997 | 97/89 | 92/89 | 97/92 | | Sommet* | Creux* | Dernière année* | Différence entre le sommet et la dernière année (%) | Différence entre le sommet et le creux (%) | Différence entre le creux et la dernière année (%) | % des familles à faible revenu
|
| | Toutes les familles | 11,1 | 13,5 | 14,0 | 2,9 | 2,4 | 0,5 | Familles âgées
| | Couples âgés | 9,9 | 7,9 | 6,0 | -3,9 | -2,0 | -1,9 | | Autres familles âgées | 10,5 | 10,6 | 9,2 | -1,3 | 0,1 | -1,4 | Familles plus jeunes
| | Couples mariés sans enfants | 7,3 | 8,6 | 10,9 | 3,6 | 1,3 | 2,3 | | revenu unique | 10,2 | 13,3 | 13,9 | 3,7 | 3,1 | 0,6 | | double revenu | 2,7 | 3,2 | 4,2 | 1,5 | 0,5 | 1,0 | | Couples mariés avec enfants | 8,7 | 10,6 | 12,0 | 3,3 | 1,9 | 1,4 | | revenu unique | 19,5 | 22,7 | 25,6 | 6,1 | 3,2 | 2,9 | | double revenu | 5,8 | 5,7 | 6,6 | 0,8 | -0,1 | 0,9 | | Monoparentale - Chef féminin | 52,9 | 56,9 | 56,0 | 3,1 | 4,0 | -0,9 | | Monoparentale - Chef masculin | 20,3 | 18,9 | 23,5 | 3,2 | -1,4 | 4,6 | Toutes les familles, selon l'âge du chef de famille
| | Moins de 25 ans | 27,9 | 41,4 | 42,8 | 14,9 | 13,5 | 1,4 | | 25-34 ans | 14,0 | 18,3 | 18,7 | 4,7 | 4,3 | 0,4 | | 35-44 ans | 10,5 | 13,0 | 14,2 | 3,7 | 2,5 | 1,2 | | 45-54 ans | 7,0 | 9,1 | 10,0 | 3,0 | 2,1 | 0,9 | | 55-64 ans | 9,5 | 11,6 | 14,2 | 4,7 | 2,1 | 2,6 | | 65+ | 10,1 | 8,7 | 6,8 | -3,3 | -1,4 | -1,9 | Toutes les familles, selon la province
| | Terre-Neuve | 13,5 | 19,0 | 17,7 | 4,2 | 5,5 | -1,3 | | Île du Prince-Édouard | 8,9 | 7,2 | 9,3 | 0,4 | -1,7 | 2,1 | | Nouvelle-Écosse | 12,3 | 13,5 | 14,9 | 2,6 | 1,2 | 1,4 | | Nouveau-Brunswick | 12,7 | 11,9 | 13,7 | 1,0 | -0,8 | 1,8 | | Québec | 12,8 | 15,3 | 16,4 | 3,6 | 2,5 | 1,1 | | Ontario | 8,2 | 11,4 | 12,6 | 4,4 | 3,2 | 1,2 | | Manitoba | 14,0 | 14,7 | 14,9 | 0,9 | 0,7 | 0,2 | | Saskatchewan | 13,6 | 14,7 | 12,9 | -0,7 | 1,1 | -1,8 | | Alberta | 13,3 | 16,4 | 12,7 | -0,6 | 3,1 | -3,7 | | Colombie-Britannique | 12,1 | 13,2 | 13,8 | 1,7 | 1,1 | 0,6 | | * Le sommet fait référence à 1989, année où l'économie canadienne était la plus vigoureuse, et le creux fait référence à 1992, année où la récession était à son point bas. 1997 est la dernière année pour laquelle les données sont disponibles. | | Remarque : Les familles de deux personnes habitant une ville de 500 000 habitants ou plus et ayant un revenu inférieur à 21 962 $ et les familles rurales de deux personnes ayant un revenu inférieur à 15 178 $ sont des familles à faible revenu. | | Source : People Patterns Consulting, d'après les données de Statistiques Canada, Répartition du revenu du Canada selon la taille du revenu, 1997. |
Notes en fin d'ouvrage
(1) Site Web du Angus Reid Group (www.angusreid.com). (2) Hubert Frenken, Statistiques Canada, Perspectives, 75-001-XPE, Printemps 1998, page 34. (3) People Patterns Consulting, Age-Income Forecasting Model. (4) People Patterns Consulting, The Future of Canadian Household Spending to 2016, 1999. Information complémentaire sur les sources des graphiquesGraphique 1 - Statistiques Canada; Les comptes du bilan national (13-210-XPB), Comptes économiques et financiers nationaux (13-001-XPB), Revenu après impôt : répartition selon la taille du revenu (13-210-XPB), Revue chronologique du revenu 1980-1996 (13F0022XCB), L'indice des prix à la consommation (62-001-XPB). Autres estimations et calculs effectués par l'auteur.
Graphiques 2, 3 et 4 - Statistiques Canada, Revue chronologique de la population active (71FOOO4XCB). Autres estimations et calculs effectués par l'auteur.
Graphique 5 - Statistiques Canada; Comptes économiques et financiers nationaux (13-001-XPB), Revenu après impôt : répartition selon la taille du revenu (13-210-XPB), Revue chronologique du revenu 1980-1996 (13F0022XCB), L'indice des prix à la consommation (62-001-XPB). Autres estimations et calculs effectués par l'auteur.
Graphiques 6 et 7 - Statistiques Canada, Répartition du revenu du Canada selon la taille du revenu, 1997 (13-207-XPB).
Graphique 8 - Angus Reid Group (www.angusreid.com).
Graphique 9 - Statistiques Canada; Les comptes du bilan national (13-210-XPB). Autres estimations et calculs effectués par l'auteur.
Graphique 10 - Statistiques Canada; Comptes économiques et financiers nationaux (13-001-XPB). Autres estimations et calculs effectués par l'auteur.
Graphique 11 - Statistiques Canada; Comptes économiques et financiers nationaux (13-001-XPB), Les comptes du bilan national (13-210-XPB). Autres estimations et calculs effectués par l'auteur.
Graphique 12 - Statistiques Canada;Les comptes du bilan national (13-210-XPB), Revue chronologique du revenu 1980-1996 (13F0022XCB), L'indice des prix à la consommation (62-001-XPB). Autres estimations et calculs effectués par l'auteur.
Graphique 13 - Statistiques Canada, Les habitudes de dépense au Canada, 1997 (62-202-XPB).

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