l'Institut Vanier de la famille
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Traits de familles

Le 7 février 2007

Plus d’un million de ménages canadiens sont millionnaires –
mais ce n’est probablement pas votre cas

Ottawa—Vous vous demandez peut-être comment les familles canadiennes se débrouillent ces temps-ci. Comme il fallait s’y attendre, la réponse dépend des types de familles que vous avez en tête. Celles de la tranche supérieure de revenu semblent très très bien réussir. En fait, depuis une quinzaine d’années, la plus grande partie des gains enregistrés aux plans du revenu et de la richesse s’est retrouvée dans leurs goussets, comptes d’épargne et portefeuilles de placement.

Mais nous, les autres ménages – et nous sommes près de 10 000 000 –, avons dû nous débattre pour survivre. Étant donné une augmentation des gains moyens des employés rémunérés à l’heure de 25 cents seulement en chiffres absolus depuis 1991 (un maigre deux dollars par jour), maintes familles ont du mal à joindre les deux bouts. Nous sommes plus nombreux à travailler, et, chez les couples ayant des enfants, l’apport du second soutien économique n’a jamais été aussi important qu’à l’heure actuelle pour le revenu familial. Et si autant de personnes travaillent, c’est par nécessité, et non pour le luxe.

Voilà le thème de L’état actuel du budget de la famille canadienne – Rapport 2006, huitième rapport annuel rendu public aujourd’hui par l’Institut Vanier de la famille, que signe le chercheur Roger Sauvé, de People Patterns Consulting.

« Les réalités dépeintes par le rapport devraient sonner l’alarme, surtout chez les décideurs », commente Clarence Lochhead, directeur exécutif de l’Institut. « Pour la grande majorité des familles canadiennes, il n’est pas facile de s’en sortir. Il faudrait faire bien davantage pour les aider à se bâtir un avenir plus prometteur. »

D’autres conclusions importantes ressortent du rapport :

LA CONTRIBUTION DU SECOND SOUTIEN ÉCONOMIQUE MARQUE UN RECORD –Durant la dernière année pour laquelle des données existent, le second soutien économique a touché 19 500 $ chez les couples avec enfants..., du jamais vu! C’est là une aide certaine, car les couples à revenu unique connaissent un taux de pauvreté cinq fois plus élevé que les familles à double revenu.

ENCORE LOIN DU BUT! – Les femmes titulaires d’un emploi rémunéré à plein temps toute l’année ne gagnent toujours que 70 % du salaire masculin…, ce qui n’a guère changé depuis plus d’une décennie. Les femmes, en particulier les femmes d’un certain âge, sont maintenant à l’origine d’une part croissante des faillites de particuliers. La situation des mères seules affiche des progrès, mais il reste encore tant à faire pour abaisser le taux de pauvreté chez ces familles.

L’ENDETTEMENT POURSUIT SON ESCALADE – Le niveau d’endettement frôle actuellement les 1 27 % des revenus…, autre record. Vu la prospérité des marchés immobilier et boursier, les institutions financières semblent protégées. En revanche, une foule d’individus et de familles ne le sont pas, et le taux de faillite se maintient à des niveaux rarement atteints. Le risque monte en flèche pour le groupe des 65 ans et plus, où les faillites sont onze fois plus nombreuses depuis une quinzaine d’années.

INÉGALITÉ CROISSANTE – Les familles les mieux nanties ( 20 %) retiennent une portion croissante de l’ensemble des revenus et de la richesse. Quant aux autres, elles s’accommodent d’une part restreinte ou à peine suffisante pour subsister. Les familles les plus pauvres (20 %) n’ont en moyenne qu’environ 400 $ de côté pour les mauvais jours.

La version intégrale du rapport est disponible en ligne, à www.vifamily.ca/library/cft/
state06_fr.html
.

Ce rapport commandité par l’Institut Vanier de la famille nous livre également les informations suivantes :

  • Plus du quart des épouses ayant des enfants gagnent un salaire supérieur à celui de leur mari.
  • Parmi les personnes âgées mariées, le taux de pauvreté n’a jamais été plus bas (1,7 %).
  • La majeure partie de la croissance des actifs des ménages est attribuable à la croissance des marchés immobilier et boursier.
  • Un supplément spécial sur la « famille de classe moyenne » nous apprend que ces familles contribuent aujourd’hui (si l’on soustrait, aux impôts payés sur le revenu, les transferts accordés par le gouvernement) environ 1 500$ net aux familles des autres groupes de revenus. Cela constitue un net recul par rapport à la somme nette de 4 500$ contribuée en 1990. Environ sept ménages de classe moyenne sur dix possèdent leur propre maison, et plus de la moitié d’entre eux n’ont pas encore purgé leur hypothèque.

Ce huitième rapport annuel a été rédigé par Roger Sauvé, de People Patterns Consulting, pour le compte de l’Institut Vanier de la famille.

Pour lire ou télécharger le rapport, veuillez visiter [ HTML ] ou [PDF ]

Roger Sauvé, Président
People Patterns Consulting
613.931.2476
peoplepatternsconsulting@
sympatico.ca

www.peoplepatternsconsulting.com

Alan Mirabelli
Directeur associé
613.228.8500, poste 212
amirabelli@ivfamille.ca www.ivfamille.ca