Ottawa—Messageries instantanées. Cybercaméras. Téléchargement de musiques et de films. Cellulaires avec appareil photo intégré. Blogues. La prolifération de technologies électroniques nouvelles a des répercussions vastes et profondes sur les enfants et les familles, selon un nouveau document de la série Tendances contemporaines de la famille, intitulé « Bons serviteurs, mais mauvais maîtres : Les médias électroniques et la famille », publié aujourd’hui par l’Institut Vanier de la famille.
L’auteur Arlene Moscovitch passe en revue la recherche actuelle issue du Canada et d’ailleurs, afin de documenter l’explosion des technologies médiatiques et leur omniprésence dans nos vies quotidiennes.
- Les jeunes passent près de six heures et demie par jour en compagnie des médias, souvent avec deux médias ou plus en simultané.
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NOUVEAU
Traits de famille
Traduction en langage clair de statistiques complexes
Cette capsule s’adresse aux journalistes, aux décideurs, aux en-
seignants, aux étudiants et à tous ceux et celles qui cherchent à mieux saisir les forces des familles canadiennes et les défis qu'elles doivent surmonter.
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| Les enfants d’âge préscolaire affichent la plus rapide croissance du nombre d’utilisateurs d’Internet.
Aux États-Unis, près de 70 % des enfant de moins de deux ans passent environ deux heures par jour à regarder des émissions télé ou des vidéos.
Presque tous les enfants de la 4 e année du primaire au Secondaire V ont accès à un ordinateur à domicile; plus de 60 % ont un accès Internet haute vitesse, et presque 70 % ont accès à un téléphone cellulaire.
Le budget publicitaire annuel visant les jeunes consommateurs dépasse les 2 milliards de dollars; on calcule que les enfants voient chaque année plus de 40 000 publicités, à la seule télévision.
Bien que les technologies médiatiques soient porteuses de bienfaits en termes d’apprentissage et de divertissement, et aident souvent les familles à demeurer en contact, le rapport relève plusieurs sources d’inquiétude :
- Les grands utilisateurs, quel que soit leur âge, consacrent moins de temps à leur conjoint, à leurs enfants et à leurs amis.
- Les chercheurs craignent que chez les enfants en très bas âge, une surexposition aux médias n’entraîne des problèmes d’attention, d’agressivité et de déficits cognitifs.
- À un moment où les taux d’obésité et de diabète infantiles montent en flèche, environ 97 % des publicités alimentaires diffusées au cours des émissions destinées aux enfants sont pour des gâteries à teneur élevée en sucre, en sel et en gras.
- De nombreux parents s’inquiètent de voir leurs enfants passer tant d’heures en ligne, et s'inquiètent aussi des contenus auxquels ils sont exposés.
Pour éviter que ces serviteurs ne deviennent nos maîtres, Moscovitch met de l’avant quelques lignes directrices à l’intention des parents :
- mettre en place des règlements convenant à l’âge des enfants et négocier les limites de l’utilisation des médias;
- aider les enfants à savoir décoder les médias et à développer une pensée critique à cet égard;
- présenter soi-même un bon exemple; et
- créer des groupes de parents voués à la protection des enfants.
De plus, affirme-t-elle, la société elle-même doit, dans une certaine mesure, se responsabiliser en adoptant des lois et des politiques pour protéger les enfants, qui sont vulnérables aux messages qui les bombardent au quotidien, ainsi qu’un code de déontologie pour les professionnels des médias.
Clarence Lochhead, directeur exécutif de l’IVF, soutient ce point de vue. « Il nous faut mettre en place une atmosphère culturelle qui contribue activement au bien-être des enfants et des familles, plutôt que de leur nuire. Certains aspects des technologies médiatiques sont devenus des enjeux relevant de la santé publique. Il est temps d’initier un débat public sur les meilleures façons de protéger nos enfants de leurs effets nocifs. »
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